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Bonne journée !
Guillem
Projets de livres
Bonjour à tous
Ici à Mayotte 🇾🇹 il fait toujours chaud et on attend la pluie.
La suite de la Borie de Rivaux vient de sortir. Elle est disponible à la vente sur mon blog.
Le roman sur l’évasion fiscale à sarlat sortira début 2019.
En 2019 il y aura aussi un livre sur les luttes sociales en Sarladais ces dernières années !
Bref je ne chôme pas. Et c’est toujours un grand plaisir d’écrire et de préparer des projets littéraires.
Bon dimanche
Guillem
Actu d’auteur
La suite de la Borie de Rivaux devrait sortir d’ici à quelques mois !
Un roman concernant l’évasion fiscale, basé sur les affaires en « leaks », centré sur les notabilités sarladaises et s’inspirant de certains faits économiques locaux de ces dernières années, devrait être publié début 2019 !
La suite de l’ouvrage sur les activités économiques locales sera centrée sur les luttes sociales. Elle paraîtra également probablement en 2019.
Enfin l’idée d’un roman politique relisant l’histoire du XXe siècle, la réinventant à l’aune de quelques « et si... » fait son chemin ! Il se passera plus précisément dans le mouvement ouvrier, un de mes centres d’intérêt.
Voici ce qui m’attend ces prochains mois...
Guillem
Actualité
Bonjour amis lecteurs j’espère que vous allez bien
J’ai été très pris par ma nouvelle activité professionnelle ces derniers temps et j’ai ralenti les publications sur le blog.
Les projets décrits précédemment ne sont pas annulés mais arrêtés pour le moment.
Il y aura probablement la sortie d’un nouveau roman qui se passe à sarlat à la fin de l’année 2018.
La suite de la Borie de Rivaux est quasiment finie ! Elle sortira sûrement l’an prochain je pense. Cela aura un style très différent du premier !
À bientôt
Guillem
Quelques nouvelles
J’espère que vous allez bien et que cette fin d’été vous apporte des satisfactions.
Je vous fais un petit coucou et je vous donne quelques nouvelles. De nouvelles aventures de jeunes sarladais intrépides sont prêtes à vous divertir. Il ne manque plus qu’un éditeur charitable. Mais je pense que vous n’aurez pas longtemps à attendre pour connaître la suite de La Borie de Rivaux. Quelques mois au plus.
Apparemment le livre La Borie de Rivaux connaît un petit succès à Sarlat grâce à nos partenaires des Fermiers du Sarladais.
Le livre sur l’économie du Périgord noir n’est pas encore très connu mais cela ne fait que quelques mois que je l’ai publié et je pense qu’il fera son chemin car c’est le seul livre d’économie générale sur ce territoire. Il est loin d’être exhaustif mais il comble partiellement un vide et appelle des compléments qui se trouveront dans le prochain livre sur les Luttes sociales en Sarladais.
J’ai de nombreux projets à mener sur le plan littéraire notamment et je reviendrai bientôt vers vous pour vous les présenter. J’adore écrire et étudier l’économie et la politique, leurs liens entre elles.
Je continuerai à travailler dans cette voie sans oublier une seconde la partie artistique pure avec les romans, nouvelles et formes poétiques variées.
Je continue de passer en priorité par ce blog pour évoquer mon travail littéraire, plutôt que par les réseaux sociaux, car même s’ils sont incontournables dans ma situation, je n’oublie pas ce qu’ils sont, des machines à fric dirigées par des milliardaires anti ouvriers (pléonasme).
À bientôt et prenez soin de vous !
Guillem
Photo : un super polar us
Où vont les relations États Unis Corée du Nord ?
http://www.amitiefrancecoree.org/2018/09/ou-vont-les-relations-etats-unis-coree-du-nord.html
Guizot et le traité de cession de Mayotte à la France
Un texte lu dans le roman Coupeurs de têtes de Baco Mambou Abdou (Orphie 2007). Il évoque la révolte des Mahorais contre l’asservissement auquel ils étaient soumis par les Français.
Est-ce un texte authentique du célèbre homme politique réactionnaire et historien français Guizot ? Je pense que oui.
En tout cas le ton et le contenu du propos paraîssent conformes avec l’idée qu’on se fait de ce politicien.
Journalistes du Périgord : épisode 1 - Michel Labussière
Bonjour les amis,
Nous commençons une petite série de billets concernant les journalistes et les médias du Périgord et d'ailleurs. Pour ce faire, quelques journalistes ou correspondants de médias ont accepté de répondre à nos questions.
C'est Michel Labussière qui commence. Il a derrière lui une longue carrière dans la profession. Il a récemment publié un livre sur Mai 68 en Dordogne, aux Editions du Perce-Oreille. Merci à lui d'avoir bien voulu perdre un peu de temps pour répondre à nos questions.
Les réponses sont à mon avis très intéressantes !
Comment as-tu rencontré le journalisme ?
Avant l’abécédaire de CP Nous avons cinq ans, j’ai appris à lire dans l’épicerie familiale du quartier de la gare de Périgueux sur les étiquettes de boîtes de petits pois mais aussi chez la voisine du dessus qui me gardait. Avec deux supports principaux, des assiettes illustrées de la vie de Victor Hugo avec des légendes, et Paris-Match auquel elle était abonnée. Mon premier communiqué oral a été, après la lecture d’un titre qu’elle m’avait montré, ma descente des escaliers et ma proclamation dans la boutique devant les clients : « C’est fini, la guerre d’Indochine, il a dit, Pierre Mendes-France ».
Peux-tu nous parler d'un reportage, d'une rencontre que tu as faits, qui t'ont marqué ?
Certainement pas les « grands hommes » qui sont passés par la Dordogne un jour, et qui disaient tous la même chose, à l’exception de quelques iconoclastes comme Théodore Monod, venu défendre du côté de Vergt un territoire de non-chasse, Régis Debray m’expliquant qu’on avait peut-être fait une Contre-révolution en mai 68, et Francis Janson, sartrien, spécialiste de notre Montaigne, et traître à la patrie pour avoir porté avec son réseau les valises du FLN Algérien, ou le père Chouet, ancien des camps de concentration dont la joie de vivre et la fraternisation n’ont d’égales que la fidélité à ses engagements politiques. Plus que les responsables ou présidents divers du Périgord, les plus marquants ont été des gens qui parlaient pour la première fois à un journaliste, racontant leur métier, leur entreprise, leurs ennuis, leur vie souvent étrange. Gilbert Pémendrant, le dernier paysan guide de la grotte de Bernifal, Pierre Lucien qui vendait des œuvres en tricotin dans le quartier du Toulon (à Périgueux, ndlr), les ébouteurs de haricots à domicile du côté du canal.
Peux-tu nous décrire tes premiers pas dans le métier, ton premier reportage... Comment te sentais-tu à ce moment-là ?
Le même été de ma carrière, j’ai travaillé dans le cadre de remplacements à France 3 Toulouse et au Populaire du Centre à Périgueux. Dans le premier cas, j’étais très impressionné, car on se déplaçait -obligatoirement- , à 5 pour des tournages en 16 mm dans la DS Break de la station : un chauffeur, un éclairagiste, un caméraman, un preneur de son, tous des baroudeurs, et un journaliste, moi, le gamin. Ils m’ont très vite appris à ne pas me laisser avoir par les organisateurs de manifestations, culturelles ou autres, qui n’attendaient de la télé que de la propagande.
Les banderoles des maraîchers contre une nouvelle route avec les CRS sur le côté et nous au milieu, ce fut un épique baptême du feu. A Périgueux, c’était davantage en famille, entre Maurice le socialo et Robert le mondain qui m’ont offert une belle dialectique. Surtout quand il a fallu savoir si je devais faire un plus gros titre sur la manif des paysans ou sur l’expo de peinture du musée. C’est là que j’ai signé mon premier scoop de Une, sur un film en tournage à St-Léon-sur l’Isle dont je connaissais l’équipe. Histoire d’Adrien, de Jean-Pierre Denis sera le premier film en occitan sous-titré en français et recevra la caméra d’or à Cannes...
Qu'est-ce qui te plait dans ce métier ?
La rencontre multiple et la capacité de passer d’un milieu à l’autre dans la même journée et de pouvoir rapporter la parole et de témoigner sur tous. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais voulu aller dans un grand titre où on est spécialisé et cantonné à un genre.
Comment juges-tu l'évolution des conditions de travail depuis que tu as commencé ?
C’est épouvantable. La concentration des titres avec priorité absolue au résultat financier a asséché les équipes. Cela a été accentué par l’outil informatique qui a permis de virer les ouvriers et de demander aux journalistes de faire leur travail, jusqu’à la mise en page. Et avec des salaires de plus en plus plancher. De plus, avec la mise en ligne numérique, on demande aux journalistes de fractionner leur journée et de courir en envoyant un post, voire un film sur le site tous les quarts d’heure pour le faire « vivre », ce qui leur enlève tout recul sur l’événement, ce qui serait pourtant le propre du métier, ce qui différencie un article d’une réaction immédiate de quidam ou de spectateur.
Les nouveaux outils sont formidables. S’en plaindre reviendrait à se plaindre que les maçons soient passés de la pelle à gâcher le ciment, à la bétonneuse. Le problème, c’est ce qu’on en fait.
Comment appréhendes-tu les nouveaux médias numériques ?
Je connais de très mauvais journalistes dans les médias traditionnels et de très bons dans le numérique. Et l’inverse. Quel que soit l’outil et le média, ce qui compte, c’est de faire un travail de journaliste et non pas de re-posteur dociles de banalités démagogiques parce que ça plait.
Dans la phase actuelle, le problème est que dans ce western, les lecteurs se sont fait inoculer la culture de la pseudo gratuité d’accès au traitement de l’information. Les détenteurs des réseaux entretiennent la confusion, ce qui met le métier en danger, le lecteur ayant du mal à distinguer dans la crédibilité un média pro ou amateur sérieux d’un copain blogueur lembda. Si la plupart des médias restent multimedia plutôt que pure-player, c’est que le numérique est encore difficile à monétiser, par manque de labels et de repères.
Quelles réformes l'Etat ou les entreprises pourraient-elles mettre en place pour améliorer les conditions d'exercice et la qualité du travail des journalistes ?
Aucune. Je ne crois ni en l’Etat ni en les entreprises pour vouloir spontanément améliorer les conditions et la qualité de travail des journalistes. Les choses ne s’obtiennent que par la lutte. Et quand je vois le peu d’engagement de mes lâches confrères, à part une minorité, dans les syndicats je reste pessimiste. L’Etat, comme les entreprises, appartiennent désormais aux banques qui les gouvernent, et je ne suis pas bien certain qu’on soit encore en démocratie. Les réformes positives ne se feront que si les journalistes se regroupent pour les imposer : loi antitrust, reconnaissance réelle de l’équipe rédactionnelle, obligation de ne labelliser une entreprise comme media que si elle emploie correctement, selon des critères écrits, ses journalistes...
Comment trouves-tu le paysage médiatique français ? Y a-t-il un problème de manque de diversité éditoriale ?
Sur le fait que les quelques plus grandes fortunes contrôlent la plupart des médias, voir l’instructive carte du Monde Diplomatique et d'Acrimed : « Presse française, qui possède quoi ». C’est effrayant. Même les américains ont une loi antitrust qui empêche que des groupes financiers ne puissent posséder plus d’un certain nombre de médias. Que le pays de la Résistance au nazisme ait accouché d’une telle pensée unique est un véritable cauchemar.
Textuellement, il y a de la diversité. Au détail près que les médias libres ne sont qu’une dérisoire minorité.
En Dordogne, estimes-tu qu'il y a un manque de concurrence ?
Je ne fais pas de différence entre un pays et la partie d’un pays qui est régie sous les mêmes lois. En information locale, on a deux quotidiens qui appartiennent au même groupe (de Bordeaux), et un troisième, imprimé à Limoges qui appartient à un autre groupe et se veut politiquement différent. Mais il y en a eu cinq. Et quand le les ouvre, je lis souvent les mêmes comptes rendus. Côté service public, on a Radio et télé. Mais dont le temps d’antenne se restreint. En face, l’audience des radios associatives est dérisoire par manque de moyens aussi. Quant aux radios locales privées, elles passent toutes du hit-parade pour habiller des publicités. Il y a effectivement de la concurrence, pour gratter des parts de marché. Concurrence est le mot juste : c’est l’inverse de la diversité. Tout le monde se copie pour ne rien rater. Ca s’appelle ne pas faire de choix. Ca s’appelle ne pas être libre.
Comment juges-tu l'évolution du paysage médiatique de la Dordogne ?
Même réponse. Pas de différence avec le national. Mais l’évolution depuis quand ? En gros, après la guerre, de par la volonté de l’Etat, il y a eu davantage de diversité. Après 1981 aussi, mais pas longtemps. Libération est devenu libéralisation.
De même que les aides à la presse dépendent du tirage, l’argent va de plus en plus à l’argent, ce qui accentue les monopoles et marginalise les autres. Mais surtout, en collant un I phone à tout le monde, big brother a gagné la partie, les tirages de tous les journaux locaux s’effondrent. On ne les lit plus. Et ils accentuent eux-mêmes le phénomène en allant vers toujours plus de zapping, courant désespérément derrière le multimedia.
Quels sont tes modèles en journalisme ?
Je plains les journalistes qui ont des modèles. Les grands anciens sont pour moi souvent des aventuriers, des combattants, des hommes de conviction ou des découvreurs et partageurs sans a priori, par vocation. J’aime Kessel, Londres, London, le photographe Salgado, ou l’allemand Wallraff qui faisait de l’immersion en se faisant embaucher anonymement dans les boîtes pour en extirper et la vraie vie et les problèmes, et les joies.
Y a-t-il un reportage de référence qui t'inspire dans ton travail ?
Les notes du Père Zola. Il allait à la Bourse, à la Mine, au Bistrot, dans le Nord, dans le Sud, il parlait aux gens et prenait des notes précises. Il en a fait des romans souvent plus pertinents que des reportages.
Mais je n’ai jamais oublié le choc fait sur moi à la télé par Pierre Desgrauppes faisant parler de jeunes appelés en Algérie et les accouchant de leurs touchantes confidences, qui disaient tant jusque dans les silences sur l’époque et ses problèmes. Ni Frédéric Pottecher, lui aussi lié au Périgord, qui racontait avec passion le procès de l’empoisonneuse Maris Besnard. Ni Cris Marker qui inventait la caméra dans la foule grâce au nouveau super huit léger qu’on mettait en route sur l’épaule pour courir au milieu de l’action en ce mois de mai 68.
Quelles sont tes références littéraires ? Tes livres préférés ? tes films et/ou séries préférées ?
On entre dans cette question et les suivantes sur un domaine immense, I'inverse du journalisme, puisqu’il s’agit non de description mais de création, et bien plus large et dont les réponses sont infinies.
Je serai donc bref… Littérairement, je reste un classique. Ma référence reste notre Montaigne, et le vieil Hugo me transporte toujours par sa richesse. Et la fabuleuse révolution apportée par Céline qui me fait jubiler me permet de ne pas m’arrêter aux jugements sur les défauts des hommes mais seulement à la qualité de la création.
Quel type de musique écoutes-tu ? Quels sont tes artistes préférés ? Tes albums préférés ?
J’écoute toutes les musiques, avec une préférence pour le jazz, que je pratique aussi avec des copains. Le requiem de Mozart ou la cinquième de Mahler font de moi un indécrottable classique ou néo-romantique. Mais, quand je ne pleure pas sur un fado ou un rebetico, le grand orchestre de Duke Ellington et le Souffle inspiré d’un Coltrane qui ouvre tant de portes à la fois me laissent parfois complètement hébété après écoute.
Arts plastiques : aimes-tu particulièrement certains artistes ou œuvres ?
D’abord cet ou ces anonymes qui ont tout inventé à Lascaux. Van Gogh et sa puissance rageuse et désespérée, les regards de Modigliani où je me perds, Miro qui sait dire tant d’explosions avec des couleurs apparemment enfantines chez les peintres. Giacometti chez les sculpteurs.
Qu'est-ce qui te passionne ? Qu'est-ce que tu ne supportes pas ?
Là, on touche à l’ensemble de l’être… Je crois qu’il est abusif de parler de passion continue pour quoi que ce soit, c‘est le privilège des saints ou des fous. J’aime la musique, j’aime les gens, et j’ai des moments, des instants de passion, selon ce qui se passe, avec l’un, avec l’autre.
Pareil pour les repoussoirs, à part l’idée de disparaître un jour qui rend tout un peu absurde et que j’essaie d’oublier dans la distraction pascalienne.
Je supporte ce que je n'aime pas puisque cela existe. Ne pas supporter suppose qu’on tue, qu’on se tue, ou qu’on parte. Jusqu’à présent, même une douleur immense ne m’a jamais poussé aux deux premières extrémités. Il m’arrive de partir. Quand je trouve une situation trop dure ou des paroles trop inacceptables. Mais comme la passion, ce sont des moments. Je peux entendre des conneries toute une soirée, et le lendemain, m’en aller au premier imbécile raciste qui l’ouvre...
Tu es doté d'un très gros budget et tu peux faire ce que tu veux : que fais-tu ? Cela ne concerne pas forcément le journalisme...
Je suis un humain, donc je pense d’abord à moi. Cela signifie que je ne crée pas un soviet pour m’obliger à partager la somme en trois milliards de parties égales avec les autres êtres humains. Ou alors éventuellement avec ceux que je juge, très subjectivement, sympathiques.
La première idée est donc de se donner l’indépendance : habitat, distraction, désirs divers personnels satisfaits.
Ensuite, faire quelque chose. Monter un média qui se croira meilleur que les autres ? Je suis déjà trop vieux et fatigué pour y croire. Autre chose donc alors. Pourquoi ? Pour qui ? Personne ne veut la même chose. Acheter un territoire refuge pour les victimes de tout. Ca c’est bien.
Mais dans les deux cas, il faut des gens, et il faut les gérer. C’est là que l’affaire se corse, car je n’ai jamais voulu être chef, ni fonctionnaire. Les laisser s’autogérer ? Pour qu’ils fassent des conneries, comme d’habitude ? OK, banco, après tout, c’est leur liberté. Si j’avais vraiment des moyens infinis , j’aimerais donc assez être Dieu.
Propos recueillis par courriel par Guillem Boyer
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