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Tout et le reste
Articles récents

QI trop bas pour comprendre

24 Janvier 2017 , Rédigé par impressons Publié dans #journalisme

Contrôler ne veut pas dire -pas toujours en tout cas- arrêter et jeter en prison. Il s'agit plutôt de réparer les mailles du filet tout en évitant le pire, c'est-à-dire de reconnaître la stasis : ceux qui expriment un désaccord ne sont pas des ennemis ni même vraiment des adversaires. Ils sont dans l'erreur parce qu'ils sont mal informés ou parce que leur niveau intellectuel ne leur permet pas d'avoir une vue juste du problème posé.

Eric Hazan LQR La propagande du quotidien 2006

 

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Retour sur l'info : Les facteurs craignent pour leur avenir

19 Janvier 2017 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #syndicalisme, #Retour sur l'info, #Sarlat-La Canéda, #la poste

Un postier à la plate-forme (PF) de distribution de courrier de Sarlat-La Canéda. Cette PF emploie 85 salariés. Elle envoie et distribue le courrier  sur 42 communes, dont la sous-préfecture. 30 à 40 000 plis sont reçus chaque jour. 20 000 plis partent de la PF. Le colis prend de plus en plus de place, notamment avec les commandes en foie gras auprès des entreprises sarladaises (Photo GB)

Un postier à la plate-forme (PF) de distribution de courrier de Sarlat-La Canéda. Cette PF emploie 85 salariés. Elle envoie et distribue le courrier sur 42 communes, dont la sous-préfecture. 30 à 40 000 plis sont reçus chaque jour. 20 000 plis partent de la PF. Le colis prend de plus en plus de place, notamment avec les commandes en foie gras auprès des entreprises sarladaises (Photo GB)

Paru dans L'Essor Sarladais en mai 2011.

Les facteurs craignent pour leur avenir

Le mouvement de grève des facteurs périgordins a pris fin la semaine dernière. Il a concerné les plates-formes de distribution de Thenon, Sarliac, Saint-Pierre-de-Chignac, Terrasson, Marsac-sur-l’Isle, Preyssac-d’Excideuil et Trélissac. C’est la CGT, majoritaire dans ce secteur de La Poste, qui a lancé le mouvement. Le syndicat, rejoint une semaine plus tard par FO, dénonce la mise en place de la réforme Facteurs d’avenir. C’est la sécabilité des tournées*, l’augmentation de la charge de travail et le non-paiement de certaines heures supplémentaires qui posent pro-blème. Tout cela est la conséquence des suppressions de postes, selon les syndicats.
La direction de La Poste parle quant à elle de réorganisation. “ Depuis six ans nous avons une évolution des habitudes, notamment avec l’arrivée d’Internet, explique Eric Lalot, directeur de la plate-forme de courrier de Sarlat-La Canéda. Le courrier à distribuer diminue, par exemple le courrier de gestion. Les personnes, notamment les jeunes, envoient beaucoup moins. Même le 3e âge écrit moins ! Par contre, nous avons de plus en plus de colis. La sécabilité permet de lisser la charge et de maintenir l’emploi. ”
Les syndicats dénoncent non seulement le fond mais la forme de cette réorganisation. “ Les agents en ont ras-la-casquette des conditions de travail ”, explique Stéphane Greffe, secrétaire départemental adjoint de FO communication. Le syndicaliste précise néanmoins que des avancées ont été obtenues, comme la hausse du nombre de remplaçants au centre de Thenon,  le report de trois mois de la réorganisation, et moins de suppression de postes. “ Les conditions de la reprise sont là, estime Stéphane Greffe. Car nous avons obtenu des avancées pour la négociation locale. ”
Cet avis n’est pas partagé par Gisèle Bourcier, de la CGT. Elle n’est pas satisfaite du résultat de ce “ juste combat ”. “ La direction souhaite que nous signions des accords locaux concernant cette nouvelle organisation. Qui dit accords locaux dit négociations locales. Or, nous nous sommes aperçus au cours de ces seize jours de grève que la direction refuse toute négociation. C’est un simulacre. Il n’y a rien de signé ”, précise-t-elle aussi.
Les facteurs sarladais n’ont quant à eux pas fait grève. Un préavis était déposé pour le vendredi 27 mai, mais la grève n’a finalement pas eu lieu car le mouvement touchait à sa fin ailleurs.
Guillem Boyer
* La sécabilité : en cas d’absence du facteur titulaire d’une tournée, cette dernière est divisée et répartie entre les autres facteurs du secteur. De plus, un certain nombre de jours de travail supplémentaires est imposé sans donner lieu à compensation.

 

Le Crics tracte

Le Collectif de résistance intersyndical et citoyen du Sarladais (Crics) a été créé à l’automne dernier lors du mouvement contre la réforme des retraites. Des membres du Crics, dont l’actuelle conseillère municipale Irène Leguay et Jean-Paul Valette, tous deux membres du Nouveau parti anticapitaliste, ont distribué un tract-pétition de solidarité avec le mouvement des facteurs. Ils étaient devant la plate-forme vendredi 27 mai et sur le marché samedi matin. Mais cela n’a pas suffi à faire débrayer les postiers sarladais...
GB

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LQR : instrument idéologique de la pensée policière

17 Janvier 2017 , Rédigé par impressons Publié dans #journalisme

En substituant aux mots du litige ceux de la sociologie vulgaire, la LQR révèle sa véritable nature d'instrument idéologique de la pensée policière, de langue du faux où les « idées » sont présentées comme aux origines d'un système qui, en réalité, les forge et les met en forme pour servir sa propre légitimation.

Eric Hazan LQR La propagande du quotidien 2006

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Retour sur l'info : La sécheresse interminable, un calvaire

12 Janvier 2017 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #Retour sur l'info, #Agriculture, #sarladais

Yannick Francès dans une de ses prairies. L’herbe est beaucoup moins haute que prévue. La faute à une pluviométrie très basse qui provoque la sécheresse (Photo GB)

Yannick Francès dans une de ses prairies. L’herbe est beaucoup moins haute que prévue. La faute à une pluviométrie très basse qui provoque la sécheresse (Photo GB)

Paru dans L'Essor Sarladais en mai 2011.

La sécheresse interminable, un calvaire
Deux éleveurs de la région évoquent les troubles causés par le manque d’eau

Le manque d’eau sur les terres du Périgord Noir s’éternise. Il aggrave encore la situation des éleveurs, déjà touchés par les cours très bas d’achat de la viande, et par l’envolée des prix des matières premières (fioul, engrais, aliments). La sécheresse estivale : le pire qui pouvait arriver. “ Normalement, nous faisons du foin pour nourrir les animaux en hiver, explique Yannick Francès, en Gaec avec ses parents à Veyrines-de-Domme et secrétaire général de la FDSEA. Hélas, nous allons sûrement devoir le donner à manger à nos animaux dès cet été. ” Lui et d’autres éleveurs annoncent déjà entre - 30 et - 50 % de foin.


Pierre-Henri Chanquoi est éleveur bovin viande en EARL à Grèzes, et président du syndicat JA du canton de Terrasson. Il produit, sur environ 20 ha, des céréales pour alimenter ses animaux. D’habitude, il n’a pas besoin d’en acheter. Mais cette année, la sécheresse a tout gâché. “ Les céréales ne vont pas venir à mâturité. Les grains sont tout petits. Il y a très peu de rendement. ” Lui et ses associés ont déjà commencé les foins. Un mois plus tôt que d’habitude.


Face au manque de fourrages et de céréales, les éleveurs vont devoir se tourner vers le marché pour fournir de l’aliment à leur bétail. Mais les céréaliers en auront beaucoup moins à vendre, également pour cause de sécheresse, prévoient les éleveurs. Les prix vont s’envoler. “ Surtout qu’il faut ajouter la spéculation financière qui va se faire à coup sûr... ”, considère Yannick Francès.


La nouvelle Loi de modernisation agricole, votée l’an dernier, ajoute une autre inquiétude. “ Cette loi impose aux céréaliers d’assurer leurs productions contre les calamités. Or, cela coûte cher. Les assureurs accepteront-ils d’assurer des agriculteurs sur le point de perdre une grande partie de leur production ? ” Le jeune éleveur de Veyrines-de-Domme en doute. Et il s’inquiète déjà de l’hiver prochain, avec des fourrages introuvables, ou à des prix astronomiques.


La décapitalisation du cheptel : voilà où en sont rendus certains agriculteurs. Pierre-Henri Chanquoi s’est résigné à cet extrême. Il vendra des animaux adultes. Quant à Yannick Francès, face au manque de stocks, il a fait comme beaucoup d’autres : “ Cet hiver, nous avons joué sur la capacité des animaux à maigrir ”. Il espérait que la récolte de foin du printemps permettrait de se refaire. Hélas, ce ne sera pas le cas.


“ Il faudrait qu’il pleuve ”. Beaucoup, pour rattraper le retard accumulé. Cela ne semble pas pour tout de suite. Et les revenus des agriculteurs, comme le cours des rivières, vont continuer d’être au plus bas. Yannick Francès déclare avoir dégagé 100 € par mois, en 2010.
GB

L’eau, ce bien précieux, et cher


Pierre-Henri Chanquoi dispose d’une cuve de rétention de 800 000 l pour récupérer les eaux de pluie. Cette cuve est vide. L’EARL achète donc maintenant 7 à 8 m3 d’eau d’adduction chaque jour. Une nouvelle charge. L’entreprise n’en avait pas besoin.


Yannick Francès dispose d’étangs collinaires sur ses terres. Les animaux viennent s’y abreuver. Les étangs sont à moitié vides, alors qu’ils devraient être pleins à cette période de l’année. Son exploitation est aussi reliée à un réseau collectif prioritaire, avec les autres agriculteurs des alentours, notamment pour irriguer les noyers. Le réseau est alimenté par le Céou, l’affluent de la Dordogne. Ce cours d’eau est déjà à l’étiage, avec deux mois d’avance. Des mesures de restriction d’eau ont été prises par la préfecture. Un jour par semaine, le prélèvement d’eau pour irriguer y est interdit.

Ce que demandent les syndicats
Face à la situation catastrophique de beaucoup d’agriculteurs, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et Jeunes Agriculteurs (JA) de Dordogne ont des propositions. D’ores et déjà, le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a annoncé la semaine passée l’autorisation de faucher et faire pâturer les jachères. C’était une demande des syndicats. Ils demandent aussi de la solidarité entre éleveurs et céréaliers. Pour cela, il faut que les céréaliers ne broient plus la paille, car les éleveurs en ont grand besoin. Un échange fumier-paille est espéré, dans cette optique. La mise en place d’un “ aliment sécheresse ”, afin de nourrir les animaux à moindre coût, est aussi une demande des syndicats. Pour financer cet aliment, les agriculteurs souhaitent une aide des collectivités locales et des banques.
Le 30 mai, les syndicats organisent des réunions dans chaque canton de la Dordogne. Les agriculteurs sont invités à y participer pour faire remonter l’ampleur des dégâts. Cela permettra d’affiner les propositions que feront les syndicats aux niveaux départemental et national.

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Le prolétariat est sorti du langage politico-médiatique

10 Janvier 2017 , Rédigé par impressons Publié dans #journalisme

LQR. La propagande du quotidien, Eric Hazan, Raisons d'agir, 2006

Le prolétariat est sorti du langage politico-médiatique par la même porte que la classe ouvrière : en appeler aux prolétaires de tous les pays passerait aujourd'hui pour une bouffée incontrôlée de nostalgie du goulag. Cette classe pas comme les autres, cet opérateur du litige qui porterait en lui la disparition de toutes les classes a été congédié en même temps qu'elles, ce qui est logique. Avec lui ont disparu derrière le décor les opprimés et les exploités. […] Pourtant, il fallait bien trouver une façon de désigner ceux qui vivent dans la misère, désormais trop nombreux pour être simplement frappés d'invisibilité. Les experts les ont baptisés : ce sont les exclus.

Le remplacement des exploités par les exclus est une excellente opération pour les tenants de la pacification consensuelle, car il n'existe pas d'exclueurs identifiables qui seraient les équivalents modernes des exploiteurs du prolétariat. « Contrairement au modèle des classes sociales, dans lequel l'explication de la misère du « prolétariat » reposait sur la désignation d'une classe (la bourgeoisie, les détenteurs des moyens de production) responsables de son « exploitation », le modèle d'exclusion permet de désigner une négativité sans passer par l'accusation. Les exclus ne sont les victimes de personne, même si leur appartenance à une commune humanité exige que leurs souffrances soient prises en compte et qu'ils soient secourus, notamment par l’État selon la tradition politique française. » D'ailleurs, non seulement les exclus ne sont victimes de personne, mais ce qui leur arrive est le plus souvent de leur faute.

[…]

le passage de l'exploitation à l'exclusion peut servir de démonstration pour ceux qui doutent que la LQR soit une langue performative. Ce glissement sémantique amène en effet à accepter que la lutte contre l'injustice soit remplacée par la compassion, et la lutte pour l'émancipation par les processus de réinsertion et l’action humanitaire.1

1 LQR. La propagande du quotidien, Eric Hazan, Raisons d'agir, 2006

p. 107
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1348 : la peste à Sarlat et autres joyeusetés...

8 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Joseph Escande Publié dans #Histoire, #Sarlat-La Canéda

1348 : la peste à Sarlat et autres joyeusetés...

Page tirée de L'Histoire de Sarlat de Jean-Joseph Escande (1903).

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Conseil départemental : les finances, les recettes, les dépenses...

6 Janvier 2017 , Rédigé par impressons Publié dans #département, #politique

La fin d’année sonne l’arrivée de l’hiver, des fêtes… et de l’élaboration du budget ! Chaque Département exprime alors une prévision des dépenses et des recettes pour l’année à venir en fonction des projets à lancer ou un chiffrage prévisionnel des dépenses et recettes  à poursuivre. Un travail complexe qui nécessite quelques explications…

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Retour sur l'info : Philippe Guillard rend visite au CASPN

5 Janvier 2017 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #Retour sur l'info, #Sarlat-La Canéda

Paru dans L'Essor Sarladais en mai 2011

Philippe Guillard rend visite au CASPN
Le réalisateur du “ Fils à Jo ” est venu remettre un chèque à l’école de rugby

Lors du dernier Festival du film de Sarlat, en novembre 2010, le Prix du public a été décerné à “ le Fils à Jo ”. Il s’agit du premier film de Philippe Guillard, ancien rugbyman et journaliste à Canal +, bien connu des fans de rugby.
“ La Guille ” était absent lors de la remise du prix. Mais il avait décidé qu’il reverserait la récompense financière attribuée, soit 1 500 euros, à l’école de rugby du Club athlétique Sarlat Périgord Noir. Les mois ont passé mais l’idée n’a pas été oubliée. Et l’ancien joueur du Racing-club de France est venu remettre ce chèque, mercredi 11 mai en fin d’après-midi, au stade de Madrazès. Il a bu un verre avec les dirigeants, discuté avec les joueurs, Yohan Hamelin et David Auradou en tête, et bien sûr posé avec les jeunes du club.
Sorti en France en janvier dernier, “ le Fils à Jo ” a connu un grand succès populaire. Il a été vu par plus d’1,2 million de personnes. Le DVD et le Blu-ray sont sortis le 17 mai.
Philippe Guillard prépare désormais un nouveau film. L’amour et l’amitié seront au centre de l’histoire.
GB

Philippe Guillard (tenant le chèque) a eu 50 ans le 13 mai. C’est pourtant lui qui a fait un cadeau à l’école de rugby du Club athlétique Sarlat Périgord Noir. L’occasion d’une photo avec Yohan Hamelin, capitaine de l’équipe seniors, Michel Vaunac, président du CASPN, et Philippe Melot, adjoint au maire. (Photo GB)

Philippe Guillard (tenant le chèque) a eu 50 ans le 13 mai. C’est pourtant lui qui a fait un cadeau à l’école de rugby du Club athlétique Sarlat Périgord Noir. L’occasion d’une photo avec Yohan Hamelin, capitaine de l’équipe seniors, Michel Vaunac, président du CASPN, et Philippe Melot, adjoint au maire. (Photo GB)

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Questionnaire sur l'économie du Périgord Noir : répondez-y !

3 Janvier 2017 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #économie, #Périgord Noir, #Sarlat-La Canéda, #Carsac-Aillac, #sarladais, #dordogne, #Tourisme, #Domme, #Agriculture, #Environnement, #hôpital, #syndicalisme, #train, #transports, #trufficulture, #Carluxais, #Cazoulès, #La Roque-Gageac, #Montignac, #Lascaux

Jeunes, anciens, employés, patrons, agriculteurs, retraités, scolaires : prenez quelques minutes pour répondre à ce questionnaire sur l’économie. Il n’est pas obligatoire de répondre à toutes les questions. Elles iront enrichir la chronique "L'Economie du futur" qui paraît dans L'Essor Sarladais.

Des témoignages (parcours professionnels, réussites et difficultés économiques...) sont aussi intéressants. En cas de publication, les réponses pourront être anonymes, sur demande.

En cette période de vœux, répondre au questionnaire peut aussi être l’occasion de dire ce que l’on souhaiterait pour l’économie, et donc pour la vie en général, pour le Périgord Noir et au-delà.


Nous avons aussi reçu trop peu de réponses de la part des élus : maires, conseillers municipaux, départementaux, régionaux et parlementaires, à vos claviers ou à vos stylos !


Le constat.

1) Comment jugez-vous l’évolution économique du Sarladais et du Périgord Noir depuis quarante ans ? Qu’est-ce qui est mieux ou moins bien qu’avant ? Quels événements économiques vous ont marqués, en bien ou en mal ?

2) Comment imaginez-vous l’évolution du territoire dans cinq ans ? dans vingt ans ?`

Atouts et problèmes.

3) Quelles sont les forces économiques du territoire ? Quelles sont les réussites économiques ? Quelles entreprises sont à mettre en avant ?

4) Quelles sont les faiblesses économiques du territoire ? Quelles erreurs ont été commises ? Par qui ?
 

Les solutions.

5) Quels changements, quelles solutions faudrait-il apporter, au plan local ou au plan national, pour améliorer la situation économique du Sarladais et du Périgord Noir ?


Réponses via ce blog ou par courriel à journaliste.essorsarladais@orange.fr (titre : Questionnaire économie).

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"Issus de l'immigration", "sensible"

3 Janvier 2017 , Rédigé par impressons Publié dans #journalisme

Malgré la xénophobie généralisée post 11-septembre, on n'entend jamais traiter d'issu(e)s de l'immigration des jeunes gens ou jeunes filles nés en France de parents portugais, italiens ou polonais. C'est que l'expression a un sens clair clair pour tout le monde : né(e)s de parents « maghrébins ». Ces « jeunes »-là, proies toutes désignées pour le redoutable salafisme, habitent des quartiers sensibles (on peut regretter que les modes d'expression de cette sensibilité ne soient jamais précisés).

Eric Hazan LQR La propagande du quotidien 2006  p.86

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Bonne année 2017

2 Janvier 2017 , Rédigé par Guillem Boyer

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017 !

 

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Patrimoine des parlementaires - retour sur l'info

23 Décembre 2016 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #politique, #Retour sur l'info

Paru dans L'Essor Sarladais en août 2015...

Patrimoine des parlementaires : consultable (en théorie)

C’est un communiqué de presse de la Haute autorité pour la transparence de la vie politique qui le dit : les citoyens inscrits sur les listes électorales peuvent consulter les déclarations de patrimoine des députés et des sénateurs. Cette nouveauté est issue des lois du 11 octobre 2013 relatives à la transparence de la vie publique. Les déclarations de situation patrimoniale des députés Brigitte Allain, Pascal Deguilhem, Colette Langlade et Germinal Peiro, et des sénateurs Claude Bérit-Debat et Bernard Cazeau sont ainsi disponibles à la préfecture.


Si la loi permet de consulter les déclarations, il n’est pas possible de reproduire, de photographier ou de copier le document. Pour les consulter, il faut réussir à prendre rendez-vous auprès du cabinet du préfet*.


Lors du rendez-vous, il faut se munir d’une pièce d’identité, de sa carte d’électeur ou d’une attestation d’inscription sur les listes électorales. Les déclarations sont consultables pendant toute la durée du mandat des personnes concernées.


Certains pourront se demander où est la transparence s’il est impossible de communiquer ou d’évoquer dans la presse ou sur les réseaux sociaux ses observations sous peine d’une forte amende. Le citoyen a toutefois la possibilité d’adresser à la Haute Autorité ses observations sur les éléments consultés.


Après la publication des déclarations des membres du gouvernement (en juin et en décembre 2014) et des parlementaires (en juillet 2015), celle des déclarations d’intérêts des élus régionaux interviendra en septembre 2015.


Sur le même sujet, d’autres pays ont déjà appliqué une transparence parfois plus avancée. Ainsi, en Espagne, les déclarations de patrimoine des députés sont consultables par tout le monde sur le site Web du parlement. Sans quitter son bureau...


GB


* Pour la Dordogne, il faut téléphoner au 05 53 02 24 24 pour obtenir un rendez-vous qui se déroulera à la préfecture de la Dordogne, 2, rue Paul-Louis-Courier, à Périgueux.

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L'eau sous gestion privée à Sarlat - retour sur l'info

20 Décembre 2016 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #Sarlat-La Canéda, #Environnement, #Retour sur l'info

L'eau sous gestion privée à Sarlat - retour sur l'info

Paru dans L'Essor Sarladais en mai 2011.


Eau : le privé garde la préférence du conseil
Le contrat de Veolia arrive à échéance en août
A Sarlat-La Canéda, le service d’assainissement de l’eau et celui de la production et de la distribution d’eau potable sont gérés, de longue date, par Veolia Eau / Compagnie des eaux et de l’ozone. Les contrats de ces deux délégations de service public arriveront à leur terme le 16 août. Le conseil municipal de ce vendredi 13 mai devait donc statuer sur le futur mode de gestion de l’eau. Sans surprise, la municipalité a décidé de continuer la délégation à une société extérieure (vote contre de l’opposition), pour une durée de onze ans. Précisément une délégation par affermage : c’est-à-dire que l’exploitation sera confiée à une société, mais non les investissements, qui resteront à la charge de la commune. “ Nous en avons déjà tellement fait que cela ne vaut pas la peine d’ajouter cette charge supplémentaire ”, a expliqué le maire UMP, Jean-Jacques de Peretti.


La mise en régie municipale du service public de l’eau est la solution prônée par l’opposition. Elle n’a pas retenu l’attention du premier magistrat. Selon lui, il ne s’agit pas d’un choix “ idéologique ”, comme l’affirma en séance le conseiller municipal PS Romain Bondonneau. “ Du jour au lendemain, vous voudriez que nous embauchions des ingénieurs, des contrôleurs, que nous créions un service de facturation, et que nous engagions notre responsabilité en plus ? Mais comment fait-on cela ?, demanda le maire. Si j’avais pensé que l’on pouvait y gagner en régie, j’y serais allé. ” Pour bien montrer qu’il n’y avait pas là préférence “ idéologique ” pour le privé face au public, le maire donna l’exemple de Périgueux. La mise en régie de la gestion de l’eau était une promesse de campagne de la liste PS de Michel Moyrand... qui y a finalement renoncé (en mars). Un argument qui n’aura guère ému l’opposition, la conseillère PCF Annick Le Goff traitant même (après la séance) lesdits socialistes et communistes de “ social-traîtres ”*.
Romain Bondonneau regretta “ le manque d’audace, et surtout de concertation, ainsi que l’absence d’un débat contradictoire ”. Il pointa du doigt “ l’étude à 35 000 € ” commandée par la municipalité et qui a préconisé le maintien de l’affermage. Le jeune élu la jugea “ chère et peu sérieuse ”. De plus, “ la meilleure manière de négocier avec les sociétés est de préparer un projet de régie ”, affirma-t-il.


Jean-Jacques de Peretti rétorqua que “ les quatre concurrents [auraient] une très bonne approche tarifaire. Il faudra prendre non le moins cher mais le mieux-disant ”. Selon le maire, “ l’habitant veut l’eau potable chez lui, ainsi qu’un prix de l’eau normal ”, jugeant que c’est le cas jusqu’ici.


Guillem Boyer
* Bergerac, Périgueux et Trélissac sont des municipalités dirigées par le PS et le PCF. Celles-ci ont décidé dernièrement de confier l’exploitation de l’eau municipale à des sociétés privées.

Les chiffres
Chiffre d’affaires du service public de l’eau de Sarlat-La Canéda en 2009 : 1,3 million d’euros (dont 415 000 euros pour la mairie et autres organismes publics ; 808 000 euros pour Véolia).
L’assainissement : 4 290 abonnés ; 78 km de réseau ; 6 postes de refoulement ; 1 station d’épuration. Volume annuel facturé : 580 000 m3.
La production et la distribution d’eau potable : 4 814 abonnés ; 172 km de réseau ; 2 installations de production ; 8 réservoirs ; 4 528 branchements. Volume annuel facturé : 585 000 m3.
Prix indicatif de 1 000 l d’eau (1 m3) sur la base d’une facture d’eau de 60 m3 sur 6 mois : 4,05 euros.
Prix :
Pour une chasse d’eau d’une capacité de 8 l : 0,03 m ; pour une vaisselle en machine consommant 40 l par cycle : 0,16 m ; pour une lessive en machine consommant 100 l par cycle : 0,41 m ; pour une douche (moyenne de 50 l) : 0,20 m ; pour un bain (moyenne de 120 l) : 0,49 euros
Les résultats opérationnel de Veolia Environnement en 2010 : 2 milliards (1,9 milliard en 2009), soit une marge de 5,9 %, pour un chiffre d’affaires consolidé de 35 milliards d’euros.
Sources : Veolia Eau ; Ville de Sarlat.

 

Régie municipale
“ Pour assurer la continuité du service public, et compte tenu de l’importance des moyens techniques à mettre en œuvre pour en garantir la qualité et la fiabilité (moyens dont ne dispose pas la commune), il est proposé de mettre en place une délégation par affermage [...]. ” Non satisfaite par cette formulation, notamment par les mots entre parenthèse, Annick Le Goff, demanda : “ Vous jugez que la régie ne garantit pas la fiabilité ? 50 % des communes sont pourtant en régie... Ce serait bien que la mairie ait ces compétences. Elle pourrait engager les personnels présents dans les sociétés. ” Philippe Melot, le premier adjoint, rétorqua : “ Il y a des réseaux d’eau en régie qui sont hors d’état. Toutes les régies ne fonctionnent pas bien. ”

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Droits de l'homme : différence entre paroles et réalités

20 Décembre 2016 , Rédigé par impressons Publié dans #journalisme

Après Sartre, après Foucault, après Deleuze, on pouvait espérer en avoir fini avec l'exploitation des valeurs universelles. Qu'elle soit devenue quotidienne et éhontée représente un cas du symptôme déjà décrit qui consiste à se féliciter pour ce qu'on possède le moins, pour ce qu'on est le moins. La France pays des droits de l'homme, la France terre d'accueil, ces expressions récurrentes n'ont été justifiées qu'à des moments historiques très courts : quelques mois pendant la révolution, quelques semaines pendant la Commune de Paris – dont le ministre du Travail était Léo Frankel, un ouvrier allemand, et qui avait confié à deux immigrés polonais la conduite de ses combattants. Le reste du temps - c'est-à-dire, en somme, presque tout le temps -, les étrangers ont au mieux harcelés et au pire persécutés, le régime de Vichy et le pouvoir actuel étant allés jusqu'à punir sévèrement l'hébergement de ceux qui étaient/sont en situation « irrégulière ».

Eric Hazan LQR La propagande du quotidien 2006 p.72

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Le clochard, le millionnaire et la TVA

18 Décembre 2016 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #Réflexion, #économie

Le clochard, le millionnaire et la TVA

Je ne prétends pas terminer ici le débat sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), première rentrée fiscale de l’État. Simplement apporter une petite contribution. Dans le sens d'un impôt plus égalitaire et plus efficace économiquement. Alors que beaucoup des plus éminents politiques du pays ne voient de salut fiscal que dans la hausse de la TVA...

Un clochard et un millionnaire sont dans la file d'attente d'une boulangerie. Le clochard est un habitué de ce quartier huppé d'une grande ville. Il y trouve ses "clients", souvent de vieilles dames qui s'achètent leur place au paradis en lui donnant quelques pièces.

Le clochard s'appelle Denis. Il a en sa possession une certaine somme pour vivre. Il n'a aucune épargne. Il a juste ses vêtements, son sac avec quelques affaires, son chien Lulu et donc cette somme en euros. 5 euros exactement. Avec ces 5 euros, il doit tenter de survivre jusqu'au jour suivant. Résister dans le froid de la nuit, éviter de se faire voler ses maigres effets, ne pas tomber malade, etc.

Denis a décidé d'engager une partie de sa richesse pour acheter de quoi manger. Manger est un besoin élémentaire pour tout être humain. Même l'être humain le plus riche du monde ou le mieux défendu par une armée de gardes du corps peut être terrassé en quelques jours par la faim ou la soif, sans sortir de chez lui.

Denis décide d'acheter une baguette. Elle va lui coûter 90 centimes. Après son achat, Denis n'aura donc plus que 4,10 euros pour tenter de vivre le moins mal possible. Cet achat l'aura amputé de 18 % de ce que certains cyniques appelleront son « capital ». Sur ces 90 centimes, Denis va payer 5,5 % de TVA, soit 0,05 euro. En réalité, le boulanger vend sa baquette 85 centimes et collecte au nom de l’État 5 centimes supplémentaires (du moins s'il ne fraude pas le fisc et reverse bien cette somme, ce qui est le cas du boulanger de notre exemple, qui est honnête et offre parfois un croissant à Denis).

D'accord, cinq centimes, ce n'est pas grand-chose. Mais pour Denis, cinq centimes, c'est 1 % de son patrimoine. Et là où cela devient moins anecdotique, c'est que Denis achète une baguette chaque jour pour manger. Il va donc dépenser (365x0,90) 328,5 euros par an pour sa baguette quotidienne. Il va payer 17,13 euros de TVA sur ces baguettes. Soit l'équivalent de 20 baguettes à 90 centimes. Avec 17,13 euros de plus dans sa poche, Denis aurait pu consommer encore un peu, améliorer son quotidien un peu, et le boulanger n'aurait rien perdu. L’État oui, aurait perdu 17,13 euros. Mais justement, venons-en à Bernard, le millionnaire situé derrière Denis dans la file de la boulangerie.

Bernard aime à aller acheter son pain chaque jour dans cette bonne boulangerie. Comme pour Denis, nous allons, suprême outrage, ouvrir sans ménagement le portefeuille et consulter les relevés de comptes de Bernard pour y découvrir son patrimoine économique et ses revenus.

Bernard a donc en sa possession une somme certaine pour vivre. Il dispose en tout et pour tout, sur ses divers comptes, de la somme de 5 millions d'euros. Avec ces 5 millions d'euros, il doit tenter de survivre jusqu'au jour suivant. Évidemment, l'argent ne fait pas le bonheur, et même les riches meurent un jour. Ceci étant, disposer de quelque épargne apporte de menues facilités, que le lecteur connaît ou peut aisément imaginer.

Bernard décide d'engager une partie de sa richesse pour acheter de quoi manger. Manger est un besoin élémentaire pour l'homme, y compris pour Bernard. Car l'argent ne se mange pas, sauf s'il est en chocolat (mais il perd alors sa qualité d'équivalent universel). Bernard décide d'acheter une baguette. Elle va lui coûter 90 centimes. Vous remarquez immédiatement que le prix est le même que pour Denis. Je vous taquine, vous le saviez déjà. Après son achat, Denis n'aura donc plus que 4,9999991 millions d'euros pour vivre. Ne tournons pas autour du pot, c'est amplement suffisant.

L'achat de cette baguette aura amputé Bernard de (attention les yeux) 0,000018 % de sa fortune personnelle. Sur ces 90 centimes, Bernard va payer 5,5 % de TVA, soit 0,05 euro. Je vous passe la proportion de son revenu qui va ainsi être amputée. On doit être à 0,0000001 % quelque chose. En tout cas, beaucoup moins que pour le pauvre Denis.

Cinq centimes, pour Bernard, ce n'est pas grand-chose. Mais là où cela devient moins anecdotique, c'est que Bernard achète lui aussi une baguette chaque jour pour manger (il ne mange certes pas uniquement la baguette, contrairement à Denis). Comme Denis, il va donc dépenser 328,5 euros par an pour sa baguette quotidienne. Il va payer 17,13 euros de TVA sur ces baguettes. Soit l'équivalent de 20 baguettes à 90 centimes. Avec 17,13 euros de plus dans sa poche, qu'aurait pu faire Bernard de si différent, qui lui aurait changé fondamentalement la vie ? Et puis, l’État y aurait perdu 17,13 euros. De l'argent qui pourrait être utile pour donner un peu plus à ceux qui ont moins, non ?

Notons que, la fin de l'année venue, Denis, ce piètre gestionnaire diraient certains, n'aura mis pas un euro de côté ! Il aura tout dépensé ! Denis, le clochard, est en réalité le citoyen rêvé de tous les experts économistes de la banque centrale européenne. Si tous les Européens faisaient comme lui, beaucoup d'entreprises pourraient embaucher (du moins si leurs dirigeants jouaient le jeu et investissaient dans la production).

Ce fait souligne un autre phénomène : les pauvres dépensent en général tout leur argent, et même s'endettent et donc payent encore plus cher que les autres pour avoir accès à l'argent (via les agios payés aux banques en cas de découvert). Les pauvres sont donc vertueux économiquement mais aussi de parfaits contribuables au niveau de la TVA. Ils sont en effet beaucoup plus lourdement imposés que les riches, et ce même s'ils ne paient pas d'impôts sur le revenu (notez que la plupart des locataires au RSA sont tenus de payer la taxe d’habitation et la redevance TV, mais c'est un autre sujet et Denis n'y est pas assujetti puisqu'il dort sous un pont). Pensez que, si l'on part d'une TVA à 5,5 % pour les biens les plus vitaux, et à 10 % et 20 % pour ceux censés l'être moins, un SDF comme Denis va payer au minimum (s'il ne consomme que des biens à 5,5 % de TVA, ce qui est probable) 5,5 % d'impôts par an. Et nous ne parlons pas ici des salariés au Smic ou ceux gagnant un peu plus, et qui paient la taxe d'habitation, la taxe foncière s'ils sont propriétaires, et l'impôt sur le revenu. Rappelons tout de même qu'une riche héritière français à la tête de plus de 35 milliards de patrimoine n'a payé que 0,25 % ou 4 % d'impôts (selon les source ici ou ) ces dernières années. Denis aurait le droit de donner des leçons de civisme à cette bonne amie d'un ancien président !

Ce que j'ai décrit là, c'est exactement ce que vous vivez tous les jours, sans vous en rendre compte peut-être. Que vous soyez clochards, smicards, fonctionnaires, PDG ou pilotes de chasse, vous payer la même TVA. Votre revenu ne joue en rien sur le montant de la taxe payée.

Peut-être que la TVA devrait être débaptisée et renommée taxe sur la consommation. Cela, certes, n'aurait pas un effet fameux sur les consommateurs (qui sont aussi pour certains des électeurs).

Vous avez compris de ce qui suit que je serais plutôt favorable à un impôt proportionnel au revenu et progressif pour remplacer cette TVA qui frappe durement le faible et peu le fort (économiquement parlant). Je ne dis pas que, dans les conditions actuelles, supprimer du jour au lendemain la TVA serait aisé. J'affirme par contre que c'est un impôt injuste et inefficace et que des dirigeants politiques et économiques soucieux du bien-être de gens comme Denis devraient réfléchir, parfois, à cela... 

Calculer la TVA de chaque bien ici.

En hommage à Daniel "Toc Toc"...

 

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Hypothèse sur la signification profonde des mesures de facilitation des licenciements pour les employeurs

15 Décembre 2016 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #Réflexion, #économie

Hypothèse sur la signification profonde des mesures de facilitation des licenciements pour les employeurs

Ce soir, j'ai envie de poser des questions. Beaucoup de questions... Evidemment, la réponse à toutes ces questions présuppose l'accord des lecteurs et de l'auteur sur un certain nombre de définitions, pour éviter tout malentendu et toute incompréhension. Pour les définitions que je donne des différents mots et concepts utilisés, ici, merci de me contacter.

 

Et si - osons faire un pas dans une direction plutôt mal vue chez bien des intellectuels du pays - la théorie développée par Karl Marx en son temps avait encore à nous apprendre ? Et si l'existence de classes sociales aux intérêts opposés, et la lutte entre elles, était toujours, 100 ans après la révolution d'Octobre (et de concert avec l'évolution du niveau technique de la production des biens et services), un critère particulièrement pertinent d'appréciation et de compréhension des événements sociaux, politiques et économiques ?

Et si les dernières mesures facilitant, pour les employeurs, les licenciements des salariés pour diverses raisons étaient non pas à considérer en premier lieu comme des mesures d'efficacité économique, mais comme une manière pour la classe détentrice des moyens de production, dominante économiquement et politiquement, de réaffirmer son règne dans une période où sa capacité à gérer le pays dans l'intérêt de tous peut être remise en cause, si ce n'est pratiquement, du moins intellectuellement, par bien des habitants ? Certains spécialistes des questions sociales n'ont-ils pas souligné qu'avec presque un million de licenciements ou de ruptures conventionnelles en France chaque année (lire ici ou ), la France ne peut être considérée comme une dictature anti-patronale, malgré tous les arguments déployés par bien des représentants des décideurs économiques ? Peut-on dire, sans s'attirer sur le champ l'accusation de parti-pris, qu'en France, il est relativement aisé, pour toute entreprise, de licencier tout ou partie de son personnel, pour peu que les dossiers soient présentés correctement aux Administrations afférentes ?

Peut-on, ceci dit, prétendre que les diverses mesures présentes dans la loi Travail ne vont donc en réalité pas changer grand-chose en mieux, pour les directions d'entreprises, que ce que prévoyait avant le droit ? Cette dernière question provoquera-t-elle une réponse négative des syndicats ouvriers opposés à cette loi ? Auront-ils beau jeu de faire remarquer que le pire n'est jamais sûr et que les salariés auront désormais encore moins de moyens de se défendre et d'ester aux tribunaux de Prud'Hommes qu'avant l'adoption de ladite loi El Khomri par 49.3 ?

Cette loi renforce-t-elle donc les pouvoirs patronaux au détriment des droits salariaux ? Ces droits du Travail n'ont-ils pas été peu à peu élaborés - sous l'effet de divers phénomènes, dont, nous le supposons, la lutte des salariés - pour venir en aide et protéger des apporteurs de force de travail sans défense, au départ, face à un employeur pouvant licencier et payer comme il le voulait, considérant la force de travail nécessaire à la production de marchandises comme une marchandise comme une autre, nécessaire au processus de production, telle la corde, le fer ou l'électricité ? Le fameux lien de subordination intrinsèque au rapport salarié n'est-il pas à l'origine de l'érection de ce droit du Travail ?

N'y a-t-il donc plus de lien de subordination entre le détenteur des moyens de production et le détenteur de la force de travail ? N'y a-t-il donc plus besoin de droit du Travail ? Faut-il lui substituer le droit antérieur, celui dit "des droits de l'homme", qui suppose des "individus égaux" et "libres" ? N'y a-t-il pas inégalité de fait entre celui qui a eu la chance de naître dans une famille qui l'a placé à la tête d'une entreprise et de capitaux et celui que la destinée (sans connotation religieuse) a mis sur terre sans autre bien que ses muscles et son cerveau ?

Revenons à une réflexion initiale : existe-t-il des classes antagoniques ? Certaines sont-elles dominantes par rapport à d'autres ? Certaines sont-elles plus impliquées dans le travail productif, créateur de richesses, que d'autres ? Certaines sont-elles en décroissance numérique quand d'autres sont au contraire en croissance numérique ? N'y a-t-il pas chaque jour qui passe, dans le monde, de plus en plus d'individus qui n'ont, pour gagner leur pain quotidien et celui de leur famille, que leur muscles et leur cerveau ? N'y a-t-il pas, à l'inverse, chaque jour qui passe, de moins en moins de personnes dont le revenu d'existence, parfois confortable, est tiré de l'utilisation de la force de travail d'autrui dans le processus de production de biens ou de services marchands ?

La possibilité de licencier plus facilement créera-t-elle des emplois ? La possibilité de détruire des emplois plus facilement créera-t-elle des emplois ? Si oui, sera-ce un paradoxe ? Mais est-ce que la question des modalités de licenciement est importante dans la lutte contre le chômage ? Le niveau du chômage a-t-il un rapport avec les modalités de licenciement dans un pays ?

Autre série de questions : faut-il un chômage bas et une précarité grande, comme en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis ? Faut-il un chômage élevé et une précarité élevé mais quelques droits sociaux supplémentaires, comme en France ? Que faut-il faire des revenus générés par l'activité économique ? Faut-il les socialiser et les transformer en services publics (santé, école, justice, pompiers, route, police, etc.) au service de toute la population ? Faut-il plutôt que la classe régnante, réputée la plus compétente pour ce faire, en ait le contrôle et répartisse comme bon lui semble un maximum de ces revenus ?

Fin provisoire des questions et hypothèse. Il nous semble que ce que veut dire la classe des détenteurs des moyens de production en faisant adopter, via un gouvernement ami, la loi Travail-El Khomri, c'est notamment les idées suivantes :

"Nous sommes la classe dominante économiquement et politiquement. Nous avons plutôt bénéficié de l'évolution économique de ces dernières années, et la crise n'a appauvri voire fait disparaitre que la couche la plus pauvre de nos membres, qui ont pour certains rejoint le salariat ou les entrepreneurs individuels. Notre revenu a été en progression. Mais nous n'avons pas résolu les problèmes de chômage qui touchent et font souffrir des millions d'habitants. Nous ne les avons pas résolus parce que nous ne pouvons pas et ne voulons pas les résoudre. En réalité, ce ne sont pas des problèmes pour notre classe. En réalité, ces problèmes font souffrir les membres d'une autre classe, la classe des personnes dépourvues des moyens de production, laquelle a la particularité non négligeable politiquement de compter dans ses rangs 90% de la population du pays et de la plupart des pays du monde. Il se trouve que les vicissitudes politiques et sociales des deux cents cinquante dernières années en France et dans le monde ont progressivement permis aux membres de cette classe dépourvue de capital productif d'acquérir le droit de voter pour désigner le titulaire du pouvoir d'Etat.

"Ce droit auparavant réservé aux classes économiquement dominantes est désormais ouvert à celles économiquement dominées. Ce fait a profondément modifié le jeu politique. Désormais, pour être élus, les partis doivent parler de ce qui concerne la grande majorité des électeurs, donc les travailleurs : le chômage, l'accès aux soins, à l'éducation, le niveau des salaires, le prix des biens et services, du logement, etc. Ils doivent en parler tant et tant, en permanence, tout le temps, et pour autant, comme nous demeurons la classe politiquement et économiquement dominante, ils doivent se garder de toute mesure réelle pouvant améliorer la situation de cette classe concernant ces problèmes, notamment le plus aigu : le chômage.

"Le pouvoir d'Etat ne peut pas s'attaquer sérieusement au chômage pour la simple et bonne raison que c'est le chômage qui, en faisant pression sur les salariés en emplois, en permettant de précariser les emplois, nous permet d'augmenter la part des revenus tirés de l'activité économique qui nous revient. L'actuel Etat, en France, est issu d'une révolution bourgeoise, comme chacun sait, soit une révolution qui a donné les rênes du pouvoir politique, après bien des péripéties au XIXe siècle, à la classe détentrice des moyens de production capitalistes. Ce pouvoir, désormais joué au suffrage universel intégrant une bonne partie des salariés (moins les étrangers, tout de même cinq millions de personnes environ), demeure à notre service : outre la plupart des ministres et des haut fonctionnaires, la plupart des dirigeants des grandes entreprises du pays, de l'armée, sont issues de familles bourgeoises ou si ce n'est pas le cas, sont passés par le filtre des grandes écoles républicaines, où ils ont reçu une idéologie conforme à la défense de nos intérêts de classe. Toute personne élue, et peu importe l'idéologie politique qui la guide, est sur le champ intégrée dans un jeu complexe mais qui a pour particularité de ne compter que des participants ayant la même idéologie de fond, par-delà les différences cosmétiques (libéralisme ou étatisme, souverainisme ou mondialisme, chauvinisme ou cosmopolitisme, etc.). Même l'opposant idéologique le plus solide ne pourra résister à la pression de cette machine faite de cabinets ministériels, d'officines d'études économiques, d'entreprises de conseils, d'attachés parlementaires, de journalistes d'élites, de lobbys directs et indirects des grandes entreprises et des syndicats qui le harcèlera jours et nuits... "

Se pourrait-il que le pays soit tel un volcan prêt à entrer en éruption ? Se pourrait-il que les contradictions générées par l'évolution "naturelle" de l'économie (augmentation du chômage et du nombre de salariés, concentration de la propriété et de la production dans des mains de moins en moins nombreuses, etc.) conduisent à une situation où la crise révolutionnaire éclatera nécessairement et devra se résoudre, que ce soit dans un sens favorable aux salariés ou dans un sens favorable aux principaux capitalistes du pays et d'ailleurs, pour accoucher d'un nouvel état de chose permettant une nouvelle accumulation basée sur un rapport de force plus stable ?

La réflexion continue...

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A propos du résultat des primaires de la droite et du centre

15 Décembre 2016 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #politique, #Retour sur l'info

Une brève parue dans L'Essor Sarladais en novembre 2012, concernant les élections internes de l'UMP, lesquelles avaient alors été l'enjeu d'une importante querelle interne. A cette aune, les résultats des primaires paraissent peut-être moins surprenants.

UMP : élections

Dimanche 18 novembre, les membres de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) étaient appelés aux urnes pour des élections internes.
En Dordogne, 2 065 adhérents étaient inscrits et 1 184 ont participé au vote pour désigner le nouveau président du parti. François Fillon arrive en tête avec 654 voix (55,23 %) contre 521 pour son adversaire, Jean-François Copé. Celui-ci devient cependant président de l’UMP en l’emportant au niveau national.
Concernant les motions, 1 061 militants ont participé au scrutin. “ La Droite forte ” obtient 262 voix, “ les Gaullistes ” 207, “ la Droite sociale ” 205, “ la France moderne et humaniste ” 124, “ la Boîte à idées ” 110 et “ la Droite populaire ” 95. 58 militants se sont abstenus.

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Ca me rappelle le mouvement d'une BD de Tintin

14 Décembre 2016 , Rédigé par Guillem Boyer Publié dans #Préhistoire, #Montignac, #Lascaux, #politique

Ca me rappelle le mouvement d'une BD de Tintin

Le président de la République François Hollande dévoile la plaque de Lascaux IV, le 10 décembre après-midi à Montignac-sur-Vézère.

Les visages, la posture du président...

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Humanitaire et société civile

13 Décembre 2016 , Rédigé par impressons Publié dans #journalisme

Dans l'idéalisation de la société civile, les ONG jouent les premiers rôles. Leur popularité remonte à la fin des années 1960 avec les débuts de Greenpeace et de Médecins sans frontières. Mais à notre époque où le « non gouvernemental » et « l'humanitaire » tiennent une telle place que l'on a même inventé une nouvelle catégorie du droit international, le droit humanitaire, les ONG sont souvent détournées de leur but. Selon Arundhati Roy, « En Inde, par exemple, le boom des ONG subventionnées a commencé à la fin des années 1980 et dans les années 1990. Il a coïncidé avec l'ouverture des marchés indiens au néolibéralisme. À l'époque, l'Etat, se conformant aux exigences de l'ajustement structurel, restreignait les subsides destinés au développement rural, à l'agriculture, à l'énergie, aux transports et à la santé publique. L'état abandonnant son rôle traditionnel, les ONG ont commencé à travailler dans ces domaines. La différence, bien sûr, est que les fonds mis à leur disposition ne formaient qu'une minuscule fraction des coupes opérées dans les finances publiques. La plupart des ONG sont financées et patronnées par les agences d'aide au développement qui sont à leur tour financées par les gouvernements occidentaux, la banque mondiale, les Nations Unies et quelques entreprises multinationales […]. sur le long terme, elles sont responsables envers leurs donateurs, pas envers les gens parmi lesquels elles travaillent. Plus la dévastation par le néolibéralisme est importante, plus elles prolifèrent. Rien n'illustre cela de manière plus poignante que les Etats-Unis s'apprêtant à envahir un pays et préparant simultanément les ONG à s'y rendre pour nettoyer les dégâts. »

En France, les médias utilisent les ONG et l'humanitaire pour combler un vide qui n'est pas – en tout cas pas seulement – financier : il s'agit de fournir à la démocratie libérale le « supplément d'âme » dont elle a, paraît-il, besoin. Certes, le doute s'est insinué chez certains devant les bombardements humanitaires de l'ex-Yougoslavie et la récupération par le social-libéralisme d'associations comme SOS Racisme ou Ni putes Ni soumises.

Eric Hazan LQR La propagande du quotidien 2006 pp.69/70

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