Avirons Bayonnais 2 - Girondins : le compte rendu
Enfin ! Voici le premier match de la saison de championnat pour nos couleurs ! Début de la rencontre à 19 heures à Bayonne, stade Didier Deschamps.
Le club l'annonce : "Six joueurs présents lors du précédent exercice continueront de défendre les couleurs des Girondins de Bordeaux en 2026/2027. Soufiane Bahassa, Nadjib Cissé, Ruben Droehnlé, Léo Jousselin, Steve Shamal et Driss Trichard poursuivent officiellement leur aventure sous le maillot Marine et Blanc."
Ce sont des joueurs avec pour la plupart un bon passé professionnel. Ils sont prêts à jouer en sixième division.
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Ce sont des joueurs avec pour la plupart un bon passé professionnel. Ils sont prêts à jouer en sixième division.
Trois autres joueurs ayant connu un niveau plus élevé ont signé : l'attaquant (ex Ligue 1) Baptiste Guillaume, le milieu Baptiste Isola et le défenseur Namakoro Diallo.
L'ancien Girondin international Benoît Trémoulinas veut aussi rejouer pour son club formateur. Il est en voie de réathlétisation.
De quoi parler de PSG du Régional 1 ?
Le groupe pour ce premier match de la saison :
Arnaud Cormier, entraineur, est désormais épaulé par l'ancien défenseur local Paul Baysse (38 ans). Il a convoqué 17 joueurs, dont deux gardiens, avec la présence de cinq éléments de la saison passée. L'entraîneur pourra inscrire 16 joueurs sur la feuille de match.
Gardiens : Yanis Ait El Hadj, Damien Lecroart
Défenseurs : Hugo Capblanne, Nadjib Cissé, Walid Dja Daouadji, Ruben Droehnlé, Léo Jousselin, Momar Seck
Milieux : Baptiste Isola, Alexandre Kalyvas, El M'Boup, Driss Trichard
Attaquants : Amine Abderrebi, Noa Cebola, Allan Diragbou, Steve Shamal, Ahmadou Souané
Absents : Bahassa (retour de blessure), Guillaume (remise en forme), Diallo (remise en forme).
On constate que Driss Trichard est désormais milieu de terrain.
Plusieurs centaines de supporters du mythique Girondins de Bordeaux, six fois champions de France, sont présents dans les tribunes et les virages. Les North Gate Bordeaux sont dans un virage, les Ultramarines dans un autre.
L'équipe est composée de cinq joueurs de N2 de la saison précédente.
Damien Lecroart est dans les cages.
Driss Trichard, Ruben Droehnlé, Nadjib Cissé et Léo Jousselin sont en défense.
Au milieu, on retrouve la recrue Baptiste Isola, formé à Grenoble, 11 matches de Ligue 2, Alexandre Kalyvas, El Hadji MBoup, deux bons joueurs lors des matches de coupe de France, et Amadou Souané, 32 ans, qui a déjà joué en N2 et N3.
Steve Shamal et Allan Diragbou, 22 ans, sont en attaque.
La réserve de Bayonne est pour le moment 8e au classement (une victoire, deux défaites, un nul). Une équipe très jeune avec un entraîneur de seulement 23 ans. Les Girondins réussissent un nouveau défi de jouer l'équipe première et la réserve d'un même club lors de deux saisons successives.
Il s'agit du premier match de championnat depuis cinq mois et Le dernière journée de quatrième division (N2), contre Avranches, le 16 mai.
Le début du match voit une lourde domination bordelaise avec notamment une frappe sur le poteau à la 9e minute.
On est déjà au sixième coup de pied de coin girondin à la 17e minute.
Malheureusement Steve Shamal se blesse à la 18e minute. Il reste sur le terrain, mais semble diminué.
Le jeu s'équilibre ensuite un peu, même si Bordeaux n'est pas mis en danger.
Mais le côté gauche est moins efficace après la blessure de Shamal.
Bayonne se montre dangereux à la 33e sur un centre qui passe devant le but.
A la 37e minute, le malheureux Steve Shamal doit sortir, blessé. Une nouvelle blessure dans sa carrière.
Amine Abderrebi le remplace. Il a 21 ans, il est muté de Biganos. C'est un joueur qui serait adroit techniquement.
Isola est un peu effacé en cette première mi-temps.
0-0 à la mi-temps. Les Bayonnais, plus en rythme, ont donc bien repris le jeu en main après un début difficile.
Le match reprend sur les mêmes bases.
59e : coup franc très bien tiré par Bayonne qui passe au ras de la transversale de Lecroart.
Bayonne a plus de rythme, Bordeaux est davantage à la peine, ce qui est logique car il s'agit du premier match officiel de beaucoup de joueurs.
Léo Jousselin est touché sur un tacle mais reste sur le terrain.
A la 64e minute, ouverture du score par Nadjib Cissé de la tête sur un coup franc alors que deux changements ont été effectués juste avant (Noa Cebola et Walid Dja Daouadji entrent à la place de Baptiste Isola et Allan Diragbou). Belle récompense pour lui après sa grosse blessure de la saison dernière. Le joueur vient célébrer devant les Ultramarines.
Droehnlé passe au milieu suite au changement, avec l'entrée de Dja Daoudji, positionné en défense centrale.
69e : belle frappe de loin de Bayonne, mais qui passe au-dessus de la transversale. A la minute suivante, c'est encore une belle frappe non cadrée des Basques.
Le match se poursuit sur le même rythme. Bayonne domine mais ne met pas sérieusement Bordeaux en danger. Les Girondins ont du mal à construire le jeu. Les défenseurs allongent, sautant le milieu de terrain, mais sans réussir à trouver les attaquants.
A la 85e minute, l'arbitre siffle un pénalty sur une incursion de Trichard sur le côté gauche girondin, il est taclé illicitement. Droehnlé le tire dans la lucarne droite (gauche du point de vue du gardien) : c'est but ! 2-0.
Première victoire pour le premier match en sixième division : une bonne nouvelle pour le FCGB 🟦 ⬜ ⚽ 🚨
Dans la poule de régional 1, les adversaires les plus difficiles devraient être Saint-Paul-lès-Dax et le SA Mérignac. Parmi les autres clubs, il y a Villenave d'Ornon, les Croisés de Bayonne, Marmande, Le Bouscat ou encore Boé-Bon-Encontre.
Prochain match à domicile :
contre le Stade Montois à 18 heures
le samedi 24 octobre au Stade Atlantique.
les places sont en vente à 8 euros sur le site.
Mais toujours pas d'abonnement en vente...
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La Ligue à Léon : épisode 17
Chapitre 15 :
Au Pays de Raymond Poulidor
Un froid matin d’un samedi de février, José Mangue, imposant et débonnaire révolutionnaire trotskiste d’origine réunionnaise, dut prendre le train pour Limoges à la gare Montparnasse.
Il devait assister à la fête locale de Lutte ouvrière et discuter à cette occasion avec les camarades limousins. Puis il présenterait un compte rendu des échanges aux membres du bureau politique, à Paris.
Les derniers événements avaient pas mal chamboulé les militants, et encore plus ceux de Province. Les poignées de Trotskistes isolées ici et là dans l’Hexagone devaient faire face à la furie médiatique et aux récriminations des membres des autres partis et syndicats. Tout ce que les villes comptent de petits notables souhaitant s’acheter une conscience à peu de frais leur était également tombé dessus.
La présence de José Mangue, éminence du parti depuis près de cinquante ans, était donc plus que requise afin de rassurer et d’assurer de l’infaillible pertinence de la ligne adoptée par le Comité central.
Habillé simplement d’un jean noir et d’une chemise bleu foncé, José Mangue se retrouva dans un compartiment inoccupé au départ du train. Mais à Évry, il fut rejoint par une femme très belle, âgée peut-être d’une cinquantaine d’années, ou moins, c’était difficile à dire. José Mangue consulta quelques documents de travail rangés dans une étroite serviette blanche, mais assez vite il eût envie de faire la conversation à cette charmante compagnie. Elle souriait agréablement en regardant défiler les paysages agricoles du sud de l’Essonne, puis de la région Centre.
Certes assez enrobé, José Mangue était un bel homme, de taille supérieure à la moyenne, avec un visage glabre et fin et des bras forts hérités d’une carrière de charpentier dans des petites entreprises parisiennes, menée de front avec celle de professionnel de la révolution.
Répondant aux questions posées avec un chantant accent réunionnais dont José Mangue ne s’était jamais départi, Marie-Rose Vimont, c’était son nom, expliqua qu’elle représentait une société de ventes de parfum par correspondance. Elle se rendait elle aussi à Limoges pour assister à un séminaire de formation, qui commençait lundi.
En écoutant la dame décrire son parcours professionnel qui l’avait notamment menée à Genève, Givors et Saint-Dizier, José Mangue se sentait de plus en plus envoûté.
Les camarades devaient aller le chercher à la gare et il allait être très occupé ce samedi. Mais, le lendemain, il aurait plus de latitude. Même si les ouvriers limousins seraient sans doute surpris, il leur ferait faux bond cette fois-ci. Il n’irait pas comme d’habitude faire une balade en forêt pour deviser de la dictature du prolétariat au milieu des feuillus. Pour réaliser son désir de flirt, José Mangue devrait emprunter sa voiture au camarade qui l’accueillait, Gilbert Duteil, un vieil ouvrier d’une usine de porcelaines à présent à la retraite.
Il proposa donc finalement à Marie-Rose Vimont un déjeuner dominical dans un restaurant du centre de Limoges. Celle-ci fut flattée et accepta. Elle avait justement prévu d’arriver plus tôt dans la capitale régionale pour découvrir les beautés de cette région méconnue et rurale. Elle se rendrait à la messe le matin en la cathédrale de Limoges, mais ensuite serait libre.
Ce programme sembla ravir la belle commerciale. Elle manifesta sa joie d’un sourire dont la sincérité émut José Mangue. Le révolutionnaire sentit les émois de l’attraction jaillir en lui, de sa poitrine et même d’un peu plus bas. Marie-Rose Vimont était vraiment attirante, son corps semblait n’avoir pas subi les assauts du temps. Sa poitrine était corpulente, mais son maintien était impeccable, ce qui émerveilla José Mangue, mais ne le surprit pas tellement. Il connaissait l’infinie ingéniosité des femmes pour s’opposer aux outrages du temps.
José Mangue s’était présenté comme le patron d’une petite entreprise de métallurgie corrézienne, plus précisément de Tulle. Il avait dû aller à Paris pour rencontrer un important fournisseur sud-coréen. Il préférait tenir secrète sa véritable activité pour le moment, car peut-être Marie-Rose Vimont était-elle contaminée par l’hystérie anti trotskiste ambiante. Pas question de gâcher une si belle rencontre pour une péripétie politicienne sans intérêt.
José Mangue n’avait pas de copine actuellement. Son ancienne relation avait été expulsée deux semaines plus tôt vers le Bénin par la police aux frontières pour défaut de titre de séjour. Satanée politique du chiffre. Son ex-femme ne lui parlait plus depuis des années. Il fréquentait régulièrement quelques rues arpentées par des professionnelles du sexe pour y assouvir ses légitimes et très classiques besoins. Il devait certes s’arranger avec sa conscience communiste d’aller ainsi exploiter le corps d’autrui comme un vulgaire capitaliste. Parfois cela le dérangeait, surtout quand les femmes de LO partaient dans des tirades féministes enflammées. Mais au fond, il ne se voyait pas comme si mauvais, il payait rubis sur l’ongle et les filles qu’il voyait n’avait aucun reproche à lui faire. Au contraire, il les traitait avec un grand respect, voire s’inquiétait de temps à autre de leurs conditions de travail.
La journée de dimanche fut délicieuse. Le soleil et quelques nuages blancs décoraient le ciel bleu. La température annonçait le printemps. Après un déjeuner au cours duquel ils descendirent une bouteille de vin rouge, Georges déposa un baiser sur les lèvres de Marie-Rose Vimont, alors qu’ils se baladaient dans la ville d’un célèbre cycliste, à Saint-Léonard-de-Noblat. Soudain, comme par magie, suivi par une dizaine d’amateurs du coup de pédale, l’ancien champion passa devant eux à toute vitesse. Marie-Rose Vimont reconnut Raymond Poulidor et émit un cri d’enthousiasme presque fanatique.
Raymond continuait à pratiquer assidûment son sport et demeurait fidèle au parti communiste et à son héros local Georges Guingouin, instituteur devenu « préfet du maquis », chef de la Résistance pendant l’Occupation. Il envoya un baiser de la main à sa supportrice, puis disparut dans un virage, devant un magasin baptisé Articles de Paris.
La situation était vraiment agréable et propice aux rapprochements. Encore en extase devant l’apparition de l’éternel second du tour de France, Marie-Rose Vimont se laissa prendre dans les grands bras forts de José Mangue et ils s’assirent sur un banc en bois longeant la rivière. Les petits poissons remontaient le courant.
Marie-Rose Vimont expliqua qu’elle avait recours régulièrement à la chirurgie esthétique. Ses seins et son visage étaient particulièrement réussis. Les rides sur d’autres parties du corps, les bras, le cou, étaient plus délicates à enlever. José Mangue loua la beauté et l’intelligence de sa nouvelle amie. Ils marchèrent encore quelques heures dans la campagne, puis retournèrent à Limoges.
Marie-Rose Vimont accepta de faire monter José Mangue dans sa chambre d’hôtel et celui-ci rata pour la bonne cause son train Corail pour Paris de 19 h 23.
Après avoir fait une première fois l’amour, alors que la femme se prélassait dans un bain, il descendit à l’entrée de l’établissement et utilisa la cabine téléphonique pour appeler le Trotskiste qui lui avait prêté sa voiture et le rassurer qu’elle n’avait subi aucun dommage.
Puis il réserva une table pour dîner dans le restaurant de l’hôtel. Il devrait avouer sa véritable activité à son amie, mais pas maintenant, il ne fallait pas gâcher la nuit splendide qui l’attendait. Marie-Rose Vimont était très à l’aise au lit, très active, menant parfois les ébats, connaisseuse des techniques qui emportent l’adhésion des messieurs.
Ce furent les souvenirs divins que José Mangue emporta dans le train qui le ramena à Paris le lendemain. Il espérait bien revoir la belle VRP. Il avait pris son numéro de portable.
A suivre...
Le Plus Grand Club du monde (4)
Un triste jour de juillet
Je me rappelle d’un triste jour de juillet 1991. J’avais 7 ans. Les Marine et Blanc venaient d’être rétrogradés en 2e division. J’étais chez mes grands-parents. Ce bon Georges se mit à raconter la fabuleuse histoire du club au scapulaire, « le plus grand club de tous les temps ».
A l’époque, je n’étais pas autant supporter que lui, mais je buvais déjà ses paroles.
« En 1881, c’est la création des Girondins de Bordeaux, rue Sanche-de-Pomiers, dans le quartier des Capucins. Au départ, le football n’est pas pratiqué dans cette société patriotique : on se sert du sport pour préparer les jeunes à un affrontement militaire contre l’Allemagne. En 1904, la Fédération internationale de football association est créée.
« En 1919, Argus Sport, qui jouait en marine et blanc, avait fusionné avec Guyenne Girondins, validant les couleurs du club jusqu’à nos jours. Niveau football, dans les années 1920, Bordeaux est en retard sur d’autres villes, mais compte de bons clubs : Girondins Guyenne Sport sont au second plan derrière la Bastidienne, le Stade Bordelais ou le Deportivo Espanol.
« Les Girondins atteignent les huitièmes de finale de la Coupe de France en 1931/1932. Ils sont éliminés le 7 février 1932 par l'Olympique Lillois (1-0). Le club nordiste devenait, la saison suivante, le premier champion de France professionnel.
« En 1936, Raymond Brard, secrétaire général des Girondins, obtient la signature des principaux joueurs de l'équipe du FC de Bordeaux. La guerre civile en Espagne fait que des vedettes internationales telles que Jaime Mancisidor et Santi Urtizberea arrivent. Benito Diaz, ex-coach de la Real Sociedad de San Sebastian, nous rejoint également.
« Le 2 juillet 1936, le Girondins Guyenne Sport fusionne avec le Bordeaux FC. Les statuts de la nouvelle association sportive, Girondins Bordeaux Football Club, sont déposés en préfecture le 17 octobre 1936. Les Girondins posent leur candidature pour le statut professionnel et intègrent le groupe B de 2e division la saison suivante (1937/1938).
« Le 22 août 1937, le premier match professionnel du club se déroule à Toulouse, en deuxième division. Lors de cette saison, les Girondins jouent dans leur stade des Chartrons, mais aussi parfois au stade de Suzon, à Talence, où officie actuellement le Racing-club de Bordeaux.
« En 1941, c’est la victoire en Coupe de France, puis deux ans plus tard, la finale se joue contre l’Olympique de Marseille. Match nul. Puis Bordeaux est bombardée par les Alliés. Aucun joueur ne veut rejouer la finale.
« Devant l’intransigeance des instances, le match a bien lieu. Il est facilement remporté par les Phocéens face à des Girondins démoralisés. Quelques années plus tard, c’est le premier titre, en 1950. Et ce alors que les Girondins viennent juste de remonter en première division : du jamais vu ! »
Papi égrenait les heures de gloire. « Il y eut ensuite la période Poulidor : en 1952 finaliste de la Coupe de France et vice-champion de France, en 1955 finaliste de la Coupe de France, en 1964 finaliste de la Coupe de France, en 1965 et 1966 vice-champions de France, en 1968 finaliste de la Coupe de France et du Challenge des champions, en 1969 finaliste de la Coupe de France et vice-champion de France, en 1976 victoire en Coupe Gambardella.
« Puis les années légendaires : en 1983 vice-champion de France, en 1984 champion de France, en 1985 demi-finaliste de la Coupe des Clubs champions (contre la Juventus Football Club, les 10 et 24 avril, 3-0 et 0-2), en 1985 champion de France et finaliste du Challenge des champions, en 1986 victoire en Coupe de France et en Challenge des champions.
« Puis la meilleure saison de l’histoire du club, 1986-1987 : demi-finaliste de la Coupe des Vainqueurs de Coupe (défaite contre le Fußball-Club Lokomotive Leipzig, les 8 et 22 avril, 0-1 et 1-0 TAB 5-6), champion de France et vainqueur de la Coupe de France.
Ensuite, vice-champion de France en 1988 et 1990, avant le drame de l’été 1991, relégation administrative en D21.
« C’est un des plus grands palmarès du football français, seulement dépassé par Saint-Etienne, Nantes et l’Olympique de Marseille », se gargarisait-il comme s’il avait été sur le terrain. Toujours contrit que Monaco n’ait pas été annexé à la Libération, papi ne comptait pas l’ASM comme un club français, mais comme le meilleur club de la Principauté !
J’étais plus sage que maintenant et je trouvais absurde de s’emballer autant pour un simple sport, un divertissement sans conséquences.
Mais allez dire cela à un supporter qui a la passion attachée en son cœur et vit chaque défaite comme une blessure...
Tout rationnel et communiste qu’il était, Georges succombait à cette passion rassemblant des patrons et des ouvriers, des riches et des pauvres, des gauchistes et des conservateurs dans un joyeux magma en éruption dès qu’un marine et blanc trouvait le chemin des filets.
Reprenant le flambeau de Georges, j’ajouterai que, quand nous sommes descendus en amateur, en 2024, nous demeurions, malgré une quinzaine de saisons indignes de notre rang, depuis le titre de 2009, la deuxième équipe du championnat perpétuel de première division (classement démarrant en 1932 et comptant tous les points totalisés par toutes les équipes ayant fait au moins une saison en première division), seulement devancés par l’Olympique de Marseille.
Bien sûr, vous savez tous qu’après une période difficile, où nous avons dégringolé de quelques places, nous avons retrouvé le sommet de ce classement !
Quel autre club peut se targuer d’avoir donné l’ossature de l’équipe de France quand elle remporta son premier titre, l’Euro 1984, devenant enfin une très grande nation du football mondial ? Jean-François Domergue, Bordelais, formé aux Girondins, Patrick Battiston, Jean Tigana, Alain Giresse et Bernard Lacombe.
Quel autre club peut se targuer d’avoir eu comme coach, lors de son heure de gloire, Aimé Jacquet, lequel donnera à la France son premier titre de champion du monde en 1998 ? Cette même équipe de France de 1998 qui comptait dans ses rangs trois joueurs emblématiques du mythique FCGB, à savoir Dugarry, Lizarazu et Zidane, rien moins que le meilleur joueur du monde à cette époque ?
Et cela c’était seulement la première période professionnelle, moins connue que la présente, avant que votre serviteur ne soit envoyé en mission par un certain ange gardien pour sauver les Girondins…
1En Annexes, la description de la saison 1991-1992 des Girondins en D2.
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1991 : la relégation administrative des Girondins de Bordeaux | INA
Les Girondins de Bordeaux ont accepté leur rétrogradation en National la saison prochaine. Une situation qui rappelle celle de 1991. À l'époque, les Girondins avaient été relégués administr...
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Le communisme de Georges Marchais
Cet article est reposté depuis Chroniques critiques.
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Le communisme de Georges Marchais
Figure politique et médiatique, Georges Marchais apparaît comme le dernier grand dirigeant communiste français. Il dirige un PCF qui accède au pouvoir avec d'amorcer une période de déclin. Il incarne également le stalinisme à la française avec sa bureaucratie qui tente de canaliser les luttes sociales. Georges Marchais incarne la grandeur et la décadence du Parti communiste français (PC
http://www.zones-subversives.com/2026/09/le-communisme-de-georges-marchais.html
Girondins : les nouvelles enfin "bonnes" ?
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Classement Régional 1 Girondins
Média consacré au club du FC Girondins de Bordeaux. Toute l'actualité des Girondins, du mercato pour les supporters.
https://www.webgirondins.com/classement-regional-1-girondins
Les Girondins ont de nouveaux propriétaires : Park Bench. Un groupe de capitalistes (financiers) anglosaxons détenant déjà des clubs dans des championnats mineurs (Dumferline, Cordoue). Ils ont nommé un président : Dominique Delport.
Le championnat reprend ce vendredi à Bayonne contre la Réserve de l'Aviron. Bordeaux est dernier avec 0 matchés joués (4 journées ratées).
Le match sera diffusé sur la chaîne de Sud Ouest, TV7.
De nombreux joueurs présents en quatrième division (N2) restent : les défenseurs Cissé (blessé la saison dernière), Droenhlé et Trichard, les milieux de terrain offensifs Shamal et Bahassa.
Une ancienne vedette Almamy Touré, joueur pro à Monaco et à Kaiserslautern, déjà présent la saison passée, pourrait rester.
L'équipe sera sûrement très compétitive avec le renfort d'anciens joueurs pros.
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FC Girondins de Bordeaux - site officiel | Girondins.com
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Girondins : Arnaud Cormier face à un casse-tête pour composer son groupe à Bayonne ?
Les Girondins de Bordeaux débutent leur championnat de Régional 1 ce vendredi à 19h sur le terrain de l'Aviron Bayonnais.
La Coupe du Monde des révolutionnaires (7)
Comme convenu, saint Pierre aperçut ensuite la fine silhouette de Daniel Bensaïd passer la porte de son bureau après avoir respectueusement salué Babeuf.
« Asseyez-vous, monsieur », proposa la directeur du Paradis à l’ancien leader idéologique de la Ligue Communiste révolutionnaire.
« Je vous remercie », répondit simplement le Trotskiste, tout en s’asseyant. Il toussa dans son poing gauche, puis releva la tête, fixant saint Pierre, avant de sortir de son jeans une feuille de papier pliée. « Nous avons voté pour le nom de l’équipe, affirma-t-il d’une voix haut perché. Ce sera Les Coqs. »
Un sourire large et spontané affuble la face du Vicaire du Christ. Saint Pierre semblait apprécier particulièrement l’appellation. Il énuméra ensuite la liste des joueurs sélectionnés pour participer à la Coupe du Monde des Révolutionnaires :
Gardiens
16 Jean Ziegler
22 Samir Amin
Défenseurs
Milieux de terrain
10 Daniel Bensaïd, Capitaine
Attaquants
18 Toni Negri
A suivre...
Image : ChatGPT
Texte : GB
Le Plus Grand Club du monde (3)
Juventus de Turin 1985
Le 10 avril 1985, mon grand-père Georges Baudry se trouvait avec de nombreux autres Bordelais au Stadio Comunale de Turin, en Italie. Ils allaient assister à la demi-finale aller de la Coupe d’Europe des Clubs Champions entre la Juventus Football Club et le FC Girondins de Bordeaux.
Bodini, Caricola, Scirea, Favero, Cabrini, Tardelli, Bonini, Platini, Boniek, Briaschi et Rossi, coachés par Trapattoni, affrontèrent Dropsy, Battiston, Rohr, Specht, Tusseau, Girard, Tigana, Chalana, Giresse, Lacombe et Müller, entraînés par Jacquet. Bordeaux s’inclina par 3 buts à 0.
Avant le match, papi vécut la confiscation de tous les drapeaux des supporters girondins par les tifosis. Un événement marquant et douloureux pour les Bordelais.
Finalement, la Juventus FC parvint à se qualifier à l’issue du match retour, qui vit toutefois la victoire des Girondins par 2 buts à 0, au stade Lescure, le 24 avril. En présence d’un bon millier de supporters italiens, qui laissent quelques souvenirs à Georges Baudry et aux Bordelais.
Le 29 mai 1985, la Juventus FC remporterait la Coupe d’Europe des Clubs Champions en battant par 1 but à 0 le Liverpool Football Club, à Bruxelles, en Belgique, au stade du Heysel, dans des circonstances tragiques.
Et ces confrontations turinoises firent réfléchir les supporters bordelais les plus passionnés. Et ils se demandaient comment faire pour se protéger lors des déplacements. Comment faire pour ne pas se faire voler ses drapeaux une fois, deux fois, trois fois ? Et ils se demandaient comment continuer à vivre leur passion dans ce contexte de développement d’un mouvement ultra agressif et violent ?
Comment aller au stade fièrement, encourager ses couleurs en chantant, en agitant des drapeaux, en vilipendant l’équipe adverse, sans baisser la tête ? Sans peur ? Ce sera cette réflexion qui aboutira à la création des Ultramarines quelques semaines plus tard.
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Histoire: Bordeaux 2-0 Juventus: UEFA Champions League 1984/85 Demi-finales
Bordeaux - Juventus 1984/85. Toutes les infos sur ce match qui se joue dans la compétition suivante: UEFA Champions League, dont les dernières stats, les derniers résultats, l'historique, et plu...
https://fr.uefa.com/uefachampionsleague/match/63925--bordeaux-vs-juventus/
La Coupe du Monde des Révolutionnaires (6)
Le chef communiste Gracchus Babeuf se présenta à la suite du Menchévik Axelrod.
« Assois-toi, je t’en prie », suggéra saint Pierre après lui avoir serré la main.
« Voici les personnes que j’ai recrutées. Ce sont des gens issus de la Conjuration des Egaux, en grande partie, mais aussi des Montagnards demeurés fidèles à la cause du peuple. Ils ont tous donné leur accord. Nous avons convenu que notre équipe s’appellera Les Dauphins », déclara, plein d’emphase, Babeuf.
Le Directeur du Paradis approuva d’un simple hochement de tête.
Alors le révolutionnaire se mit en lire :
« Gardiens, Philippe Buonarroti (1), Maximilien Jacob (13) et Robert François Debon (23). Nos défenseurs seront Félix Le Peletier de Saint-Fargeau (2), Pierre Antoine d’Antonelle (3), Pierre-Charles Pottofeux (4), Joseph Marie Cusset (12), Marc Antoine Huguet (14), Jean-Nicolas-Victor Gagnant (16), Jean-Baptiste Drouet (8) et moi-même, Capitaine, affublé du numéro 15. »
« Notre milieu de terrain sera occupé par Augustin Darthé (5), Jean Joseph Fyon (6), Charles Germain (7), Jean Antoine Rossignol (8), Antoine Marie Bertrand (10), Alexandre Andryane (21) et Simon Duplay (22). Enfin, seront chargés de mettre le ballon au fond des filets, Messieurs Sylvain Maréchal (9), Jean Pierre André Amar (11), Claude Javogues (17), Robert Lindet (19), Marc Guillaume Alexis Vadier (20). Est-ce que cela vous convient, Maitre ? »
« C’est parfait, je pense que vous allez produire du beau jeu avec cette armada », de répondre saint Pierre avant de raccompagner son hôte, satisfait, à la porte de son bureau.
A suivre...
TEXTE ET SCENARIO : GB
IMAGE : CHAT GPT
La Ligue à Léon : épisode 16
Chapitre 14 :
Le Betar en pétard
La dette de la France frôle les 1 000 milliards d’euros. Le pays n’a plus eu un budget en excédent depuis presque 40 ans.
Son industrie a été gravement endommagée depuis le choc pétrolier, lequel a servi de prétexte au grand patronat pour s’attaquer à des entreprises servant de bastion aux Communistes.
Les agences d’emploi intérimaire ouvrent à la même vitesse que les Mc Do, signe d’une américanisation prônée depuis le Plan Marshall en 1948. Les Français font de moins en moins d’enfants et prennent de plus en plus d’anxiolytiques.
Dans ce contexte, lors du second tour de l’élection présidentielle, le 5 mai, Jacques Chirac est finalement réélu président de la République avec 67 % des suffrages exprimés.
Mais Le Pen a fortement progressé en nombre de voix, ce qui effraie la France d’en haut. Il est probable qu’outre les électeurs de Bruno Mégret, l’ancien bras-droit du FN, de nombreux autres, y compris venus de la gauche, ont utilisé le bulletin de vote de l’ancien député poujadiste pour s’opposer à Super Menteur, surnom donné par les Guignols de l’Info, sur Canal +.
Les attaques physiques contre les militants du Front national, et aussi contre les membres de LO et de la LCR, sont en forte augmentation. L’extrême gauche fait irruption de manière prolongée dans le débat et le champ politique pour la première fois depuis des décennies. En tant que pestiférée.
Plus personne ne peut ignorer qu’il y a une extrême gauche. Et qu’elle est assez différente de cette gauche qui a gouverné le pays à de nombreuses reprises depuis 150 ans, n’empêchant ni son déclin géopolitique, ni le maintien de la dictature de la bourgeoisie.
Le Betar, groupe d’autodéfense d’extrême droite sioniste, se distingue dans son hystérie. Une trentaine de ses membres manifestent devant le siège de la LCR au moment où s’y tient la rencontre entre les deux états-majors. Ils ont réuni d’autres personnes indignées par ce qu’ils considèrent être un soutien de la LCR à Le Pen. Or ce candidat a plusieurs fois remis en cause, plus ou moins subtilement, l’existence des chambres à gaz homicides nazies pendant la Seconde Guerre mondiale.
La discussion à l’intérieur est assez éloignée de ces enjeux. On cause stratégie de construction du parti révolutionnaire de la classe ouvrière. C’est un but sur lequel les deux délégations s’accordent, tout en s’opposant sur tout ou parties des voies et moyens pour y parvenir.
De sa démarche zigzagante, la petite Claire Perret, dite Flamme, s’est déplacée vers la tribune pour prendre la parole : « Vous avez longtemps considéré être déjà un parti, Camarades. Mais pour nous, c’est toute autre chose. Nous ne sommes que l’embryon d’un éventuel travail préparatoire à la construction d’un réel parti communiste. C’est une question de fond. Les dizaines de milliers d’ouvriers qui ont fait la révolution d’octobre avaient été formés à l’école du parti social-démocrate et notamment des Bolchéviks. Ils ont connu la répression de la fin du XIXe siècle, le populisme, le terrorisme, l’industrialisation de la Russie, la guerre russo-japonaise et la révolution de 1905, la réaction stolypinienne, se sont abreuvés à la source du parti social-démocrate allemand… Le travail de propagande et d’agitation se faisait à grande échelle, dans les usines et les quartiers ouvriers, ainsi que dans la petite-bourgeoisie urbaine et étudiante.
« Mais contrairement à nous, la social-démocratie russe était déjà un parti, et ce depuis le milieu des années 1890 au moins, comme le précise bien Vladimir Lénine dans Que Faire. Le congrès de Minsk, en 1898, a rassemblé peu de militants et a simplement sanctionné un état de fait. Le parti marxiste était solidement implanté dans les masses, avait passé par la rude et dure école de l’autocratie, et n’avait plus à asseoir son autorité en tant que force tutélaire du combat pour les trois baleines : république démocratique, journée de huit heures et réforme agraire. Les questions des droits des minorités ethniques n’étaient pas abandonnés bien sûr, elles étaient partie intégrante des campagnes de propagande et d’agitation, mais leur solution vue comme des conséquences d’une révolution prolétarienne et non comme un objectif à part, concurrent et interchangeable avec le programme minimum. »
Le chef de LO depuis des décennies, Harpie, confirme : « Aujourd’hui, notre axe principal pour construire le parti est de montrer que nous militons au sein de, et sommes au côté de, la classe ouvrière de France, des forces vives du prolétariat, pour lui indiquer le meilleur chemin pour défendre ses intérêts de classe. La hiérarchie des priorités doit être établie à l’aune de la caractérisation des intérêts de notre classe. J’ajoute que Vladimir Lénine disait qu’il faut être un pas en avant des masses, pas deux. Les questions sociétales, certes incontournables, doivent rester à leur place. »
Alain Krivite connaît par cœur ce discours, il s’y est opposé depuis des décennies. Des milliers de débats sur ce thème ont eu lieu, toujours sans se convaincre, notamment lors des fêtes successives de LO, au château de Presles, chaque année lors du week-end de Pentecôte.
Mais la situation a changé. Le chef de la LCR est prêt à faire un pari : renoncer à beaucoup, mais pour gagner encore plus. Il arrive à un moment de sa vie où il se pose beaucoup de questions nouvelles. A quoi ces longues périodes de militantisme ont-elles servi ? Que restera-t-il de son existence quand son corps sera réduit en poussière ?
Et d’affirmer : « Que proposez-vous, camarades ? Nous allons aborder point par point votre manière de voir les choses et nous allons sans aucun doute valider tout cela. Nous nous trouvons en parfait accord sur les points essentiels. Mais avant, je vais aller voir ce qui se passe dehors, excusez-moi. »
Alain Krivite sort dans la rue devant le siège, protégé par un cordon de CRS. Son cœur bat normalement, ce qui le rassure.
Des manifestants brandissant des drapeaux israéliens crient « Dissolution ! ». Il reconnaît pas mal de gens de la communauté juive de Paris, mais complètement opposés à lui sur la scène politique.
Alain Krivite leur lance, péremptoire, sûr de lui : « Vous vous faites manipuler ! Et cela dure depuis Theodor Herzl et Rothschild ! Les descendants réels des Hébreux de l’Ancien Testament sont les Palestiniens. Nous autres sommes des Khazars d’Europe de l’Est, sans aucun lien avec la Palestine ! Des historiens israéliens travaillent dessus, renseignez-vous, bon Dieu… »
Stupeur chez les manifestants. Des cris de rage se font entendre ! Il est décidé de le lapider.
Le leader de la LCR reçoit une pierre à l’arcade sourcilière. Il s’effondre. Des Trotskistes le ramènent dans les locaux et l’assoient à son bureau. Irène Lebon lui met un bandage autour de la tête. Après un repos d’environ une heure, pendant lequel il appelle sa femme pour prendre des nouvelles de ses enfants, il se relève et retourne dans la salle de réunion.
Les discussions continuent dans une ambiance détendue. « Pendant que tu allais au Front, Alain, nous avons bien avancé », lui explique Olivier. A ce moment, un pavé atterrit sur la vitre de la salle, la brisant. « Je pense qu’il va falloir écourter cette réunion, chers amis. Nous pouvons poursuivre demain à notre local, qu’en dites-vous ? », propose Robert Brassa.
« Nos copains sont en train d’arriver pour défendre le siège, rassure Moussa Belhadj. Tout va rentrer dans l’ordre dans quelques minutes. »
« Je préfère écourter, si cela ne vous dérange pas, insiste Alain. Ces gens dans la rue… Je les connais depuis tellement longtemps. Je vais leur parler, ils sont d’un pénible. »
Il ne ressent pas de gêne à la poitrine, ce qui l’étonne presque, vu le stress qu’il subit. Le cœur a ses raisons que la raison ignore…
Les participants à la réunion se lèvent. Ils se dirigent vers l’entrée du siège, pour voir dans quel état sont les manifestants. Les cris de haine redoublent quand ceux-ci aperçoivent Olivier Besansnow et Arlette Laguiller.
Mais rapidement, plusieurs centaines de militants de divers partis et mouvements d’extrême gauche rappliquent.
Pragmatiques, les membres du Betar s’enfuient.
La protestation se termine prestement, sans heurts, hormis ruades et gifles sans conséquence.
Et la journée se termine autour d’un apéritif improvisé dans la grande salle de réunion du parti.
A suivre...
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Election présidentielle du 21 avril 2002. Séisme politique : le candidat dit d'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, accède au second tour, enrayant l'alternance droite-gauche réputée inévitabl...
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Le Plus Grand Club du monde (2)
Souvenirs de papy Georges
Moi, Giordano Bruno, je m’appelle en réalité Gabriel Baudry. Je suis né en 1983 à Talence.
Mon père, Guillaume Baudry, était électricien à EDF, chargé de l’entretien des lignes moyenne tension. Ma mère, Laure, était aide-soignante à l’hôpital Pellegrin.
Issu d’un milieu modeste, j’allais avoir un destin hors du commun. Mais hormis l’ange gardien qui veillait sur moi, personne ne le savait encore.
Mon grand-père, paix à son âme, s’appelait Georges Baudry. Il avait commencé à soutenir le FC Girondins de Bordeaux pendant la Seconde Guerre mondiale, et notamment à partir de la saison 1940-1941. Le club avait alors remporté son premier titre majeur, la Coupe de France. Georges avait alors 11 ans. La moitié de la France était occupée, l’autre collaborait avec le régime hitlérien. Pour l’anecdote, il était né le 3 février, jour de la fondation du Parti communiste indochinois par Hô Chi Minh.
Mon grand-père a pris un abonnement en virage Nord bas jusqu’à sa mort en 2013. C’était quelques jours après notre dernière victoire en Coupe de France. Il était une figure célèbre des travées du stade et des bords des terrains du Haillan. Selon lui, les Girondins étaient le plus grand club de tous les temps. Je ne savais pas encore pourquoi il disait cela, à ce moment-là.
Parfois il se mettait à faire de l’humour. Il m’a raconté que, dans les années 50, un joueur prénommé De Harder, champion de France en 1950, marquait mieux quand il avait mangé deux entrecôtes avant le match. Il affirmait aussi que « le FCGB a perdu son âme le jour où on a changé la couleur du short, le passant de blanc à bordeaux ». Il inventait des légendes : « En 1937, le premier ballon était un melon, mais un melon solide ». Comme j’étais petit, je le croyais pendant un moment.
Outre sa passion pour le ballon rond, c’était un militant communiste. Il a été viré de plusieurs entreprises de l’agglomération bordelaise pour avoir mené des grèves. Il a été au chômage assez souvent, passant beaucoup de temps à militer. Il a fini sa carrière en tant qu’électricien indépendant, travaillant pour d’autres entreprises ou des particuliers, tout en continuant de militer.
Papi était un anti socialiste féroce, virus qui l’avait contaminé lors de ses années passées en Indochine, participant à une sale guerre coloniale. Il avait pu voir toute la misère des peuples opprimés.
Il n’avait pas apprécié le Programme Commun de gouvernement de la gauche, signé par le PS, les Radicaux de Gauche et le PCF au début des année 1970. « Pas d’alliance avec les sociaux-démocrates. C’est une base depuis Karl Marx », tempêtait-il d’ailleurs parfois sur un marché quand nous croisions un vendeur de L’Huma Dimanche.
Mon grand-père a ensuite sympathisé avec un petit groupe dit trotskiste, un terme qui veut dire tout et souvent n’importe quoi, si ce n’est son contraire. La faucille et marteau était toujours là, mais elle ne signifiait plus la même chose.
Supporter des Girondins, mais communiste, Georges était un peu un pestiféré auprès de certains autres supporters, ce dont il se moquait. Les communistes étaient alors autant craints que tancés et mis à l’écart. Jusqu’à l’effondrement de l’URSS tout du moins… voire après dans les milieux les plus réactionnaires.
« Ils se prennent pour des petits bourgeois, ils me prennent de haut, alors qu’ils ne sont rien d’autres que des prolétaires qui s’ignorent », assurait papi.
Il était consterné par cette absence de conscience de classe chez des gens qui se croyaient au-dessus des pauvres, alors qu’ils étaient tout autant qu’eux victimes de lois économiques les dépassant et les opprimant, peut-être juste un peu moins.
Il lui arrivait aussi de mêler politique, sport et humour, ce dont je fis les frais : un jour il m’a raconté que Robert Hue, le dirigeant du PCF, candidat à l’élection présidentielle (avec à la clé un stratosphérique 3,37 % des voix en 2002), était le fondateur, puis le premier directeur du Parc et du stade Lescure.
Je voyais ce politicien aux journaux télévisés et aux Guignols de l’Info sur Canal +. Il me paraissait d’un âge très respectable : j’ai donc parfaitement accepté cette affirmation. Il était passé de la profession d’architecte, au début du siècle, à celle de maire, à la fin.
« Il avait une vision humaniste, me disait mon grand-père. Il a tout de suite voulu que le Parc Lescure soit un lieu tout à la fois de pratique du haut-niveau et de sport pour tous, avec le stade annexe. Le Parc a été inauguré en 1924, année de la mort de Lénine. Robert aurait voulu que le stade porte son nom, mais le maire, un socialiste, n’a évidemment pas voulu. » J’ai eu quelques doutes quand j’ai fait la soustraction et compris que Robert Hue avait plus de 120 ans.
Robert l’Architecte avait un tréma sur son « u », contrairement à Robert le Communiste, mais je ne le pris en compte que bien plus tard.
La vision du monde de papi Georges était subtile. Il respectait absolument les convictions religieuses, chose assez rare à l’extrême gauche à l’époque, où régnaient plutôt l’anti cléricalisme et l’anti catholicisme primaires, ce qui pouvait se comprendre. Mais ce qu’il avait vu en Orient, lors de ses jeunes années, lui avait fait pressentir qu’il existait des éléments dans l’univers qui nous dépassaient. L’ultra rationalisme moderne ne pouvait pas tout embrasser.
Je me suis beaucoup inspiré de lui. Je pense souvent à lui et je regrette qu’il ne soit plus parmi nous. Il me manque et parfois je doute qu’il soit vraiment mort. Je n’arrive pas à m’y faire. Et ensuite me vient l’idée qu’il n’est pas mort, qu’il est toujours là et regarde ce que j’accomplis dans ce monde. Je peux lui parler et ressentir ses réponses.
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La Coupe du Monde des Révolutionnaires (5)
Ce fut au tour de Pavel Axelrod de présenter son équipe à saint Pierre. Il entra lentement dans le bureau, sans regarder le vicaire du Christ, puis s’assit : « Vous allez voir que j’ai pris de nombreux menchéviks et SR ».
« Chacun sa définition du révolutionnaire… », maugréa saint Pierre à la lecture de la liste ci-dessous.
Gardiens :
N°1 : Nicolas Tchkéidzé
N°21 : Boris Bogdanov
N°22 : Mark Natanson
Défenseurs :
N°2 : Irakli Tsereteli
N°3 : Pavel Axelrod, Capitaine
N°4 : Matvéi Skobelev
N°5 : Noah Joardania
N°6 : Viktor Tchernov
N°13 : Boris Kamkov
N°23 : Isaac Steinberg
Milieux de terrain :
N°7 : Julius Martov
N°8 : Mikhaïl Lieber
N°9 : Nicolas Soukhanov
N°11 : Andréï Vichinsky
N°12 : Mikhaïl Gots
N°14 : Donat Cherepanov
N°15 : Andréï Argounov
N°16 : Ivan Kalyaev
N°17 : Vera Zassoulitch
N°18 : Alexandre Potresov
Attaquants :
N°10 : Alexandre Martynov
N°19 : Fiodor Dan
N°20 : Maria Spiridovna
La liste, dûment tamponnée par les différents services de la FPF (Fédération paradisiaque de football) fut dénommée : les Toucans.
La lutte des classes, c'est violent
Le mouvement lycéen actuel est bien un nouvel épisode de la lutte des classes qui oppose depuis des siècles les deux classes principales du capitalisme : la bourgeoisie, propriétaire de l'économie, et son rejeton rebelle, le prolétariat. Les futurs prolétaires se rebellent contre la situation qui leur est faite, ainsi qu'à leurs parents, et contre le futur sombre qui leur promis : conditions d'étude ou plutôt de non études avec des professeurs absents, nullité des perspectives d'insertion professionnelle, effondrement du pouvoir d'achat, dégradation des services publics et disparition de la sécurité sociale (maladie, chômage, retraite). Il ne restera bientôt plus que la précarité à vie, l'embauche dans l'armée ou la police pour pouvoir gagner sa vie. Il est vrai que presque pas un jour ne passe sans l'annonce de la suppression de centaines d'emplois dans telle ou telle entreprise.
Le régime socio-économique actuel se caractérise par une haute productivité du travail, mais aussi par une crise des débouchés due à la baisse tendancielle du taux de profit qui implique, dans la lutte des classes, une diminution de la part de la richesse allant au travail (baisse des salaires relatifs ou absolus, plans sociaux et suppressions d'emplois) et par conséquent une diminution de la consommation, origine de la surproduction.
C'est un cercle vicieux.
Cela encourage ensuite, des suites des lois du capitalisme elles-mêmes, la diminution relative de la part de la richesse allant aux travailleurs et la remise en cause négative des conditions de vie, de travail et d'études des classes prolétariennes et travailleuses en général.
Le nombre d'emplois disponible diminue et l'avenir des travailleurs est de plus en plus obscur, avec la quasi impossibilité pour de plus en plus de jeunes et de moins jeunes de gagner de quoi payer un loyer ou la nourriture, sans parler des à côté autrefois partie prenante de la vie des classes moyennes (propriété de sa maison, vacances, loisirs divers).
Cette paupérisation recompose le fonctionnement social et va participer d'un retour de la famille communautaire, dans laquelle plusieurs générations vivent sous le même toit. Cela aura des répercussions sur les idéologies des différentes classes sociales.
Comme toujours dans toute société de classe, une partie du prolétariat rejoint l'appareil d'État dans la police ou l'armée. En échange d'une sécurité de l'emploi plus ou moins assurée, car la précarité existe aussi de plus en plus dans la fonction publique, ces travailleurs sont chargés de maintenir l'ordre bourgeois. Ils sont souvent recrutés parmi les prolétaires ou les petits bourgeois les plus acquis à l'idéologie capitaliste. Un grand nombre de policiers sont donc sympathisants du Rassemblement national ou de Zemmour et professent une haine de leur classe sociale quand elle se mobilise et aussi un racisme contre les travailleurs musulmans en particulier ou venus d'Afrique en général.
Ils se font une joie de réprimer les mouvements sociaux, comme on le voit actuellement dans le mouvement lycéen.
C'est assez misérable moralement et même politiquement car ils trahissent les intérêts de la classe dont ils font partie. Leur aliénation est totale, récompensée par une maigre pitance sur cette terre, avant une éternité en enfer, pour ceux qui croient à cette conception d'un au-delà après la mort.
Ainsi, dans chaque société de classe, l'État dispose des outils de violence pour mater les colères populaires. Si les pauvres et les travailleurs veulent tout de même améliorer collectivement leur situation, ils doivent se doter de partis politiques défendant leurs intérêts, uniquement leurs intérêts. Cet intérêt va jusqu'à la remise en cause de tout le système capitaliste et au combat pour instaurer un régime de type socialiste, et ce au niveau mondial, même si au départ les révolutions se feront bien sûr dans le cadre des États-nations.
Pour cette révolution, les prolétaires (force motrice de toute révolution socialiste, car ils sont au coeur de la production et de la création de la plus-value qui fait vivre tout le corps social) devront imposer leur propre Etat (dictature du prolétariat) en renversant la bourgeoisie, c'est-à-dire en l'expropriant.
Évidemment une telle perspective peut paraître lointaine, voire improbable après la fin de l'URSS et du bloc des démocraties populaires.
Mais il faut toujours avoir l'objectif en tête quand on analyse le présent.
Ainsi le mouvement actuel sera véritablement utile au peuple s'il permet de renforcer dans la société le processus pour la construction d'un parti ouvrier indépendant, s'appuyant sur les leçons de la lutte des classes depuis deux cents ans, synthétisées dans la pensée de Léon Trotski il y a près d'un siècle.
L'espoir vient aussi des pays qui ne veulent plus plier sous le joug de l'impérialisme occidental et se battent, même dans le cadre du capitalisme, pour un développement national.
Si des jeunes, en luttant, se haussent à la compréhension de l'ensemble du mouvement historique et du fonctionnement social et économique, s'ils en tirent des conclusions politiques, s'ils décident ensuite de vouer leur vie à bâtir une force politique prête à diriger la lutte pour le renversement de la dictature des milliardaires, alors l'énergie déployée actuellement par des dizaines de milliers de jeunes n'aura pas été perdue.
France-Italie : commentaires à chaud
Arrivée, préparation des vestiaires, échauffement, match contre l'Italie... Découvrez les photos du retour des Bleus au Stade de France pour le premier match à domicile de la saison et... du n...
https://www.fff.fr/diaporama/17475-france-italie-en-images.html
Entre deux éborgnements (est-ce que ce mot existe ?) de lycéens, la Ligue des nations continue, lors de cette trêve internationale. C'est presque un mini Euro : on en est au troisième match en une semaine. La France est première de son groupe, après deux victoires sur la plus petite des marges face à la Turquie et à la Belgique.
Contrairement à ce qui s'était passé après la mort de Nahel, tué par un policier suite à un refus d'obtempérer, aucun joueur célèbre ne semble s'être élevé via un tweet ou un communiqué sur les réseaux sociaux par exemple, contre les violences policières face aux manifestations des jeunes, ni contre la doctrine de répression qui, sous prétexte de protéger les biens et les personnes, est plutôt là pour empêcher toute mobilisation.
Mais comment s'étonner de la réaction du gouvernement et des forces de l'ordre ? Dans le cadre de la période de surproduction commencée dans les années 70, ils sont en place pour aggraver l'austérité et la réduction des services publics et des moyens alloués au peuple. Le tout au service des quelques millionnaires et milliardaires qui dirigent la France.
C'est peut-être ça qui explique l'absence de réaction de nos footballeurs vedettes. Ils sont quand même employés par des clubs possédés pour la plupart par ces gens de la grande bourgeoisie pour laquelle travaillent les différents gouvernements.
L'équipe de France reçoit l'Italie dans son antre du Stade de France (SDF). Clin d'œil à un ami, point maillot : l'Italie joue en maillot, short et bas blancs. Une œuvre de l'allemand Adidas, donc classiques trois bandes bleues sur les épaules et le long du short.
La France est également unie dans le bleu marine, mais il paraît que les bas sont légèrement moins foncés. C'est Nike, l'équipementier américain, qui les habille. Donc le design est plus foufou, plus déconstruit.
Le maître de cérémonie est Éric Dagrant, le même qui officie aussi aux matches des Girondins, y compris en quatrième division (peut-être aussi en 6e ?).
Même si l'on parle beaucoup des non participations de l'Italie et de la crise des talents dans la Botte, l'équipe de France et la squadra azzura ont le même palmarès au XXIe siècle : un euro et une coupe du monde. Voilà de quoi fermer des bouches, comme dirait Rémi Oudin.
Zinédine Zidane revient au stade de France, où il est entré dans l'histoire en 1998, lors du dernier match d'une coupe du monde où il n'avait pas tant brillé que cela. Et c'est face à l'Italie, contre laquelle il a joué le dernier match de sa carrière, terminée sur une expulsion bien malheureuse et célèbre, en finale de coupe du monde, perdue, qui plus est.
Autre signe, la présence dans l'équipe de France, sélectionné pour la première fois par Zidane, d'un jeune défenseur nommé Jacquet, patronyme de l'ancien sélectionneur des Bleus en 98, également mythique coach du Grand Bordeaux des années 80.
Fabien Barthez entraîne les gardiens de but. Son sosie est dans la tribune. Entre eux et Lizarazu qui commente sur TF1, cela nous plonge dans nos folles années de supporters gâtés dans les années 90/2000 entre triomphes des Bleus et exploits des Girondins.
L'équipe tricolore est en reconstruction, notamment en milieu et en défense, où l'on a vu les manques en coupe du monde face à l'Espagne.
L'équipe de France domine en première période, mais ne se crée aucune occasion sérieuse, alors que l'Italie a deux belles occasions. Il faut seulement la maladresse de ses attaquants, inconnus du grand public d'ailleurs, pour ne pas marquer.
L'un deux s'appelle Moïse Kean. Le "e" en moins, cela fait penser à un agressif milieu défensif irlandais de Manchester United de la grande époque, mais également à un prophète biblique. Mais ce Moïse n'est pas inspiré offensivement.
Trois joueurs français alignés au début du match évoluent dans le championnat italien, contre aucun Italien en ligue 1. Indice que, malgré son déclassement face à la Liga et la Premier League, arrosée de dollars, malgré l'apport de l'argent qatari pour le seul profit du PSG, le Calcio demeure au-dessus largement.
En début de seconde période, même scénario, mais la France semble plus pressante. À la 55e, une superbe frappe sur coup franc indirect d'Olise devant la surface permet à la France de prendre l'avantage.
À la 68e le défenseur central de l'Inter Alessandro Bastoni égalise sur une erreur du milieu français Da Cunha, qui joue à Côme.
A la 70e, Rabiot oblige Donnarumma à plonger pour sortir en corner, d'une belle parade de la main, un tir qui prenait la direction du petit filet.
Un peu après on retrouve Upamecano, le solide défenseur central du Bayern, occupé à s'embrouiller avec des Transalpins. Carton jaune.
Dix minutes plus tard, second jaune d'Upamecano sur une faute sur le puissant et roublard, si ce n'est un peu maladroit, Moïse qui, tout sourire, voit le Bavarois être expulsé.
La France est un peu dominée. Mais Camavinga, entré en jeu, réalise de belles frappes qui permettent au portier italien de faire de belles horizontales.
Pénalty oublié pour la France sur une faute sur Olise.
Score final : 1-1. Somme toute logique. Dembelé semble assez effacé, tout comme Cherki, et le milieu n'est pas encore très solide. Maignan a été correct, parfois un peu décisif... Sauf sur le but.
Sans Olise, on s'enlise.
Prochain match dès lundi, contre la Belgique.
La Ligue à Léon : épisode 15
Chapitre 13 : LO et la LCR diabolisées
Tribune de Gérald Mordillé, écrivain,
parue dans Libération, le 2 mai 2002
La France n’était déjà pas dans un état reluisant. Son déclin économique avait déjà été souligné par les commentateurs. La hausse du chômage et de la précarité, la fin des grandes régions industrielles, la montée des petits jobs, la remise en cause des droits sociaux… Tout cela ne pouvait que participer à la création d’une atmosphère de fin de régime, propre à enfanter tous les monstres venus d’un autre âge, par exemple des années 1930.
Les réformes nécessaires étaient sans cesse reportées. L’immobilisme était en marche et rien ne pouvait l’arrêter.
Las ! En de telles périodes, les croque-morts prêts à planter le dernier clou sur le couvercle du cercueil de la République se recrutent dans des milieux inattendus. Ainsi de l’extrême gauche, proclamée de toute éternité championne de la lutte antifasciste, sans qu’on sache bien d’où elle tirait pareille prétention. Dès le soir du 21 avril, les ci-devants Arlette Laguiller et Olivier Besansnow nous ont gratifié d’une pirouette que n’auraient pas reniée Pierre Laval ou Jacques Doriot : ils ont refusé de choisir entre un républicain sincère, certes éloigné de leur prisme politique, et le représentant de la France sous son aspect le plus immonde : le milliardaire Le Pen, colonialiste, raciste, fasciste, révisionniste, antisémite.
A eux trois, ils représentent presque un tiers de l’électorat. C’est évidemment trop. Mais c’est finalement peu. Et c’est heureux.
La France triste et rance, la France des prolétaires alcooliques licenciés, qui croient se venger de leur misère en attaquant celui qui est différent, voilé, trop noir, inverti, Juif.
Les masques tombent.
Après avoir permis d’affaiblir le Parti communiste, après avoir travaillé de concert avec le Parti socialiste pour briser le parti historique des travailleurs, à présent les Trotskistes vont taper sur la fragile République… avec leurs supposés ennemis irréconciliables.
Les millions de Gogos qui ont voté pour eux, les supposant membres de la fraternité humaine mondiale, en sont pour leurs frais.
Alors, à Olivier et Arlette, je dis merci. Votre forfaiture va déciller les yeux de millions d’électeurs sincèrement attachés aux idées de justice et de fraternité que vous prétendez défendre. Ils sauront que, face au danger, vous êtes avec les nostalgiques des anti-Dreyfusards, de La Cagoule, de Vichy et de l’OAS.
Attelage inédit, peu ragoûtant, un triolisme de notre temps. Après le PACS, voici une belle idée, en attendant le mariage homosexuel, que j’appelle certes de mes vœux, il faut vivre avec son époque : la légalisation du mariage à trois.
Une boutade caustique pour terminer une tribune écrite avec les larmes d’un homme devant l’agonie d’une certaine idée de la France ; universelle, généreuse, fraternelle…
Prochain épisode dans une semaine
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Election présidentielle du 21 avril 2002. Séisme politique : le candidat dit d'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, accède au second tour, enrayant l'alternance droite-gauche réputée inévitabl...
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Démocratie à Cuba et en Corée du Nord
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Démocratie à Cuba et en Corée du Nord
élections à Cuba
Cuba et la RPD de Corée se revendiquent comme démocratiques. Des objections apparaissent toutefois : - Lincoln définissait la démocratie comme le système du gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, et en l'occurrence ces deux pays sont gouvernés non par le peuple tout entier mais par des partis uniques. - Dans le monde actuel presque tous les parti politiques
http://www.reveilcommuniste.fr/2026/06/democratie-a-cuba-et-en-coree-du-nord.html
La Coupe du Monde des Révolutionnaires (4)
Saint Pierre reçut Yasser Arafat dans son bureau. Il invita le leader palestinien à s’assoir dans un confortable siège, tandis que lui restait debout.
« L’équipe sera composée de mes amis révolutionnaires, algériens, palestiniens, égyptiens, libyens, levantins, marocains ou encore tunisiens, expliqua Yasser Arafat. Pour les gardiens, j’ai choisi Messali Hadj (1), Mohamed Basri (16) et Kateb Yacine (23).
En défense, nous aurons Larbi Ben M'Hidi (2), Houari Boumédiène (3), Saddam Hussein (4), Georges Habache (12), Henri Alleg (21) et Maurice Audin (22).
Au milieu de terrain, ont été sélectionnés Mouhammar Khadaffi (5), Gamal Abdel Nasser (6), Hafez el-Assad (8), Mehdi Ben Barka (11), Amar Ouzegane (13), Michel Aflak (17).
Enfin, nos attaquants seront Ahmed Ben Bella (7), Habib Bourguiba (9), Ferhat Abbas (14), Larbi Bouhali (15), Bachir Hadj Ali (18), Jacqueline Guerroudj (19), Alice Sportisse Gomez-Nadal (20) et moi-même (10). »
Saint Pierre inscrivit l’équipe qui fut intitulée « Les Aigles ».
A suivre…
Texte : GB
Image : chat gpt
Le pape Léon XIV demain à Séoul, bientôt à Pyongyang ?
Cet article est reposté depuis Association d'amitié franco-coréenne.
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Le pape Léon XIV demain à Séoul, bientôt à Pyongyang ?
Les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) donneront à la République de Corée (RdC, Corée du Sud) une place centrale dans l’Église catholique internationale. Au-delà de l’événement, des responsables sud-coréens espèrent que la venue du pape Léon XIV pourra aussi nourrir les échanges et les perspectives de rapprochement sur la péninsule, alors que la possible visite du
http://www.amitiefrancecoree.org/2026/09/le-pape-leon-xiv-demain-a-seoul-bientot-a-pyongyang.html
Lu dans Le Monde
PAS BESOIN DE COMMENTAIRE...
Si ?
D'accord :
La lutte des classes se poursuit et les capitalistes la gagne. Seul un retour des travailleurs dans le domaine où se règle leur propre destinée, la politique, pourra s'opposer à pareille évolution.
"La France traverse une crise du pouvoir d’achat historique : depuis 2024, les familles ont perdu 1 200 euros en moyenne
Depuis 2019, les salaires réels sont en baisse, un phénomène rare, mais les transferts sociaux et les revenus du patrimoine ont longtemps compensé. En 2025 et 2026, ce n’est plus le cas. Conséquence : le pouvoir d’achat baisse deux années de suite, ce qui n’est arrivé que deux fois depuis 1960.
La France entre en campagne électorale alors qu’elle traverse une crise du pouvoir d’achat historique. Ce n’est pas une figure de style, mais une réalité statistique. En 2025, le pouvoir d’achat par « unité de consommation » (un concept proche de celui du foyer, mais qui est pondéré en fonction de la taille des familles) a reculé de 0,7 %. Alors que les neuf premiers mois de l’année se sont déjà écoulés, il est en passe de chuter une deuxième fois de 0,7 %. Deux reculs du pouvoir d’achat sur deux années consécutives : la situation est exceptionnelle. Depuis 1960, quand l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a inauguré cette série statistique, la France n’a connu jusqu’à présent que deux périodes similaires. La première a été le tournant de la rigueur de 1983-1984, sous François Mitterrand (1981-1995). La seconde correspond aux années qui ont suivi la grande crise financière, de 2010 à 2013, également en période de durcissement budgétaire."
Ligue des Nations : classement après deux journées
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Ligue des nations, J3, avant-match, les joueurs à suivre et les enjeux | UEFA Nations League
Erling Haaland, João Félix, Jürgen Klopp, Zinédine Zidane : les principaux enjeux à suivre lors de la 3e journée de la Ligue des nations de l'UEFA.
La 3e journée a lieu dès demain.
Ligue A
Groupe 1
1) France, 6 pts
2) Belgique, 3 pts
3) Italie, 3 pts
4) Turquie, 0 pt
Groupe 2
1) Grèce, 6 pts
2) Pays-Bas, 4 pts
3) Allemagne, 1 pt
4) Serbie, 0 pt
Groupe 3
1) Espagne, 6 pts
2) Angleterre, 3 pts
3) Croatie, 3 pts
4) République Tchèque, 0 pt
Groupe 4
1) Portugal, 6 pts
2) Norvège, 3 pts
3) Danemark, 3 pts
4) Pays de Galles, 0 pt
Ligue B
Groupe 1
1) Suisse (6)
2) Slovénie (4)
3) Écosse (1)
4) Macédoine du Nord (0)
Groupe 2
1) Irlande du Nord (4)
2) Ukraine (4)
3) Géorgie (1)
4) Hongrie (1)
Groupe 3
1) Autriche (6)
2) Kosovo (3)
3) Irlande (3)
4) Israël (0)
Groupe 4
1 Suède (6)
2) Bosnie Herzégovine (4)
3) Pologne (1)
4) Roumanie (0)
Ligue C
Groupe 1
1) Albanie (6)
2) Finlande (4)
3) Biélorussie (1)
4) San Marin (0)
Groupe 2
1) Monténégro (6)
2) Arménie (3)
3) Chypre (1)
4) Lettonie (1)
Groupe 3
1) Slovaquie (6)
2) Féroé (2)
3) Kazakhstan (1)
4) Moldavie (1)
Groupe 4
1) Islande (4)
2) Luxembourg (3)
3) Estonie (2)
4) Bulgarie (1)
Ligue D
Groupe 1
1) Malte (3)
2) Gibraltar (1)
3) Andorre (1)
Groupe 2
1) Lituanie (4)
2) Azerbaïdjan (1)
3) Liechtenstein (0)
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