La délinquance n'a qu'à bien se tenir
« On a suffisamment d’éléments pour affirmer que ces interpellations étaient abusives. Les policiers devaient avoir des éléments probants pour interpeller, ils n’en avaient pas. Beaucoup de personnes ont été empêchées de manifester pour rien. » Arié Alimi, avocat. Amnesty épingle la stratégie de maintien de l’ordre : l’ONG établit des « atteintes à la liberté de réunion pacifique » lors de la Marche des libertés du 12 décembre 2020, contre la loi de « sécurité globale ». Par ailleurs une trentaine de plaintes ont été déposées. Source : L'Humanité, 8 février 2021
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« La direction met nos difficultés sur le dos de la pandémie, mais cela fait deux ans qu’on se bat contre le fonds vautour qui nous a rachetés ». Sébastien Fournier, secrétaire du CSE central (CSEC) d’Office Depot France. Office Depot dans les griffes d’un vautour : le spécialiste de la fourniture de bureau est en redressement judiciaire. Les syndicats accusent la stratégie mortifère du fonds qui détient l’entreprise.Source : L'humanité, 8 février 2021.
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« Quand on fait 1,5 milliard d’économie, c’est autant d’argent qui n’est pas versé aux Français. Dans une période où les jeunes ont besoin de sécurité et de confiance, est-ce que c’était le moment de mettre en application une réforme qui va créer de la tension et de l’incompréhension ? » Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement. Après la réforme des APL, des jeunes lésés à la pelle : Etudiants, jeunes actifs et contrats pros ont vu le montant de leur aide au logement chuter vendredi. En cause, un nouveau mode de calcul à l’impact mal évalué par le gouvernement qui accentue la précarité d’une population déjà fortement touchée par la crise. Source : Libération, 8 février 2021.
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« Cela nous permet de sortir du paradigme habituel qui est de patrouiller en fonction de considérations pénales. Le but est d’être plus à l’écoute des besoins, qui parfois diffèrent de ce que l’on ressent du point de vue policier. » « On a besoin des chiffres pour piloter et pour évaluer la délinquance. Mais notre fonction première, c’est d’avoir la satisfaction de la population. » Le sous-directeur des missions de sécurité de la DCSP (Direction de la sécurité publique), Aymeric Saudubray. Les pistes des policiers pour améliorer la confiance de la population : syndicats de police et représentants de la gendarmerie ont étudié ce lundi 8 février le lien entre police et population, premier des huit chantiers du Beauvau de la sécurité. Source : La Croix, 8 février
Les ports français souffrent de la crise
« Chaque étude de danger qui a été faite ne concerne que les risques liés à la coopérative agricole, elle ne mesure pas les risques de l’effet domino. Si on prend l’exemple de Lubrizol, on se rend compte que c’est à l’extérieur que le feu a débuté. » Joseph Siméoni, conseiller PCF à la communauté urbaine de Mulhouse et membre du collectif C26S. En Alscace, alerte citoyenne sur les stocks de nitrate : dans une lettre ouverte à la ministre de la Transition écologique, un collectif demande à l’État une étude sur les menaces liées aux réserves d’engrais azoté à Ottmarsheim. Source : L'Humanité, 5 février.
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« Seulement 100 000 croisiéristes sont passés par Marseille [en 2020], loin du 1,8 million de l’année précédente. » Hervé Martel, directeur général du Grand Port Maritime de Marseille. Les ports de Marseille, Le Havre et Dunkerque ont souffert en 2020. Après un premier semestre marqué par une chute violente de leur activité, les trois sites ont un peu redressé la barre sur la fin de l’année. Les grands ports français ont traversé une année 2020 difficile, sauvée par un second semestre qui a permis de redresser la barre et d’éviter plus de casse. Mais la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 n’a fait que confirmer les difficultés structurelles – en matière d’infrastructures et de dialogue social – qui fragilisent ces ouvertures au grand large que sont Marseille, Le Havre (Seine-Maritime) et Dunkerque (Nord). Source : Le Monde, 5 février.
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"A minima 50 % des saisonniers n'ont pas été embauchés et survivent grâce à la solidarité, à l'épuisement de leurs allocations-chômage, au RSA. Cela entraîne des drames humains et de la désespérance sociale." CGT Transports. Des milliers de travailleurs saisonniers n'ont pas été embauchés à cause du manque de fréquentation. Le ministère du Travail exhorte les employeurs à mettre massivement au chômage partiel les 120 000 personnes généralement recrutées à cette période. Source : Les Echos, 5 février.
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"Ce projet, c'est la coupure définitive du cordon ombilical entre la production d'électricité et la vente d'électricité, qui est l'ADN d'EDF depuis 1946. Si le projet Hercule est acté, cet ADN serait définitivement rompu et une activité commerciale d'EDF se retrouverait dans la jungle du dumping social et du dumping commercial. Elle deviendrait une entreprise comme les autres." Philippe Page Le Merour, secrétaire CGT du Comité social et économique d'EDF. Les instances représentatives des personnels d’EDF ont lancé une campagne de communication contre le projet Hercule, qui pourrait se traduire par une séparation du groupe en plusieurs entités. Objectif : élargir la mobilisation et inciter les Français à demander plus de transparence sur ce projet qui fait l'objet de négociations ardues entre le gouvernement et Bruxelles. Source : La Tribune, 5 février.
Sexisme à tous les étages
"Le délibéralisme est une construction théorique qui articule une réflexion économique (la délibération comme principe d’allocation des ressources), une théorie politique (la démocratie radicale) et un nouveau cadre symbolique (l’épistémologie de la complexité)." Goujon Daniel, Dacheux Eric. Extrait de "Défaire le capitalisme, refaire la démocratie. Les enjeux du délibéralisme, Érès éditions, 2020
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« Nous, on est organisés, mais la culture de lutte n’est pas la même partout, confie-t-il. Je leur donne des conseils en fonction de ce qu’on a vécu. Je leur parle des relations avec la Direccte et l’inspecteur du travail, je leur donne ma liste de contacts médias, le contenu de notre PSE pour qu’ils se fassent une idée… » Dorian Vallois, le délégué CGT Cargill. Les premières lettres de licenciement sont arrivées en décembre dans l’amidonnerie du Nord. Ce qui ne fait pas taire les militants du syndicat CGT. Ce jeudi 4, ils étaient dans la manifestation lilloise. Source : L'Humanité, 5 février 2021.
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"Les milliardaires français ont gagné 175 milliards d’euros entre mars et décembre 2020, soit l’équivalent de deux fois le budget de l’hôpital public. Pendant ce temps, tous les signaux de la pauvreté explosent en France. L’un des signes les plus graves est l’explosion de l’aide alimentaire : on comptait 8 millions de bénéficiaires à l’automne 2020, alors qu’ils étaient 5,5 millions avant la crise." Pauline Leclère, responsable de campagne Justice fiscale et inégalités, Oxfam France. Source : L'Humanité, 5 février.
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"Les faits, c’est l’histoire d’une enfant de 13 ans, Julie, qui souffre de harcèlement scolaire. Elle est devenue la proie de 22 jeunes hommes, qui ont profité de leurs fonctions de pompiers, du prestige de leur uniforme, de leur âge, pour entrer en contact, gagner la confiance et abuser d’une enfant. Ils l’ont violée en réunion, ils l’ont « partagée entre eux », comme un objet. C’est de la barbarie." Lorraine Questiaux, avocate. Deux avocates féministes reprennent l’affaire Julie, qui arrive en cassation, un dossier emblématique dans le contexte actuel de libération de la parole. Source : L'Humanité, 5 février 2021.
Dans la spirale infernale du chômage
"Le nombre d’incorporations en école de police d’élèves gardiens de la paix a plus que doublé depuis 2010, passant d’une moyenne de 1.437 élèves sur la période 2010-2014 à une moyenne de 3 796 sur la période 2015-2019» alors que par ailleurs «les promotions d’officiers de police, composées d’environ 70 élèves en moyenne, devraient accueillir, d’ici la fin du quinquennat, de 350 à 400 élèves»." Avis sénatorial présenté au nom de la Commission des lois sur le projet de loi de finances, 2019. Les années extraordinaires qu’ont connues les forces de police depuis 2015 obligent à placer au centre la question de la formation initiale et continue des policiers. Source : Le Figaro, 25 janvier.
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"Mais le plus inquiétant est probablement le recours abusif aux accords de performance collective, un dispositif créé avec les ordonnances Macron de 2017. Destinés à peser sur le temps de travail, la rémunération ou la mobilité pour sauver des emplois menacés, ils servent trop souvent aujourd’hui, avec menaces de licenciements en prime, à reporter les conséquences de la crise sur les seules épaules salariées." Michel Lallement, professeur de sociologie du travail (Cnam, Paris), membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS). Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur le travail ? Depuis presque un an, la gestion de l’épidémie de Covid-19 abîme, menace les conditions de travail et oblige à repenser le rapport au monde professionnel. Source : L'Humanité, 26 janvier 2021.
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"La perte d’heures de travail représente l’équivalent de 255 millions d’emplois à plein temps (sur la base d’une semaine de travail de quarante-huit heures). Ces heures perdues, précise le rapport, « recouvrent à la fois la réduction du nombre d’heures effectuées par celles et ceux qui ont un travail » et les pertes d’emploi sèches, touchant au total 114 millions de personnes. Les effets de la pandémie sont directs, soit en raison des mesures de restriction qui ont poussé des salariés dans le monde entier à quitter le marché du travail, soit en décourageant celles et ceux qui cherchaient un emploi. L’inactivité touche 81 millions de personnes, plus que le chômage, qui en affecte 33 millions. Ainsi, « si l’on s’attache uniquement au chômage, on sous-estime gravement les conséquences du Covid-19 sur le marché du travail », prévient l’OIT." Rémi Barroux. Un niveau « sans précédent » de pertes d’emploi dans le monde : l’Organisation internationale du travail estime que la pandémie a fait basculer 114 millions de personnes dans l’inactivité et le chômage Source : Le Monde, 26 janvier.
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« On entend aux infos les plans sociaux à droite, à gauche, on se voit perdue dans la masse des chômeurs de la crise et on pense évidemment au scénario catastrophe, si on ne retrouve rien. » Une maquettiste-infographiste parisienne de 43 ans, licenciée en septembre 2020 d’une « toute petite structure » qui éditait un catalogue pour un voyagiste. « Perdre son travail en période de crise, c’est encore plus angoissant » : le long cheminement des licenciés vers le retour à l’emploi ; hausse du nombre de chômeurs, secteurs à l’arrêt, pas d’embauches… Trouver un poste en temps de Covid-19 est encore plus difficile. Source : Le Monde, 28 janvier 2021.
Machisme au CAC 40
« Le marché de l'énergie évolue rapidement. Cela nous offre des opportunités, mais en même temps représente de grands défis. » Christian Bruch, le PDG de Siemens Energy. Siemens Energy va supprimer 7.800 emplois dans le monde : malgré un retour dans le vert au cours du dernier trimestre de 2020, l'ex-division Energie de Siemens accélère sa restructuration pour relever le défi de sa transformation écologique. Source : Les Echos, 3 février 2021.
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« En quinze jours, nous avons perdu 350 emplois. Notre priorité a été de protéger nos salariés, plus fragiles que les autres, poursuit-il. Puis il a fallu réagir, pour sauver les emplois. Nous avons créé de nouvelles activités, comme la confection de masques (150 emplois) ». Jean-Louis Ribes. Ancien rugbyman, il est à la tête de l’entreprise adaptée DSI-AP, à Blagnac, qui compte plus de 1 000 employés dont 85 % handicapés. Source : Aujourd'hui Eco, 25 janvier 2021.
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« Nous pouvons à nouveau recruter des hommes pour un conseil d'administration. Nous n'avons plus pour consigne de trouver une femme avant tout. » Un chasseur de tête. La France veut plus de femmes à la direction des grandes entreprises : dix ans après la loi Copé-Zimmermann, qui a imposé des quotas de femmes dans les conseils d'administration, ces dernières occupent aujourd'hui plus de 45 % des postes d'administrateurs. Le gouvernement veut aller plus loin et féminiser les instances dirigeantes. Source : Les Echos, 25 janvier.
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« Quand il y a des quotas et des contrôles, les sociétés trouvent toutes des femmes compétentes. Quand on n'a pas de quotas et pas de contrôle, ou des quotas mais sans suivi, les entreprises trouvent souvent des excuses mais pas de femmes, car elles n'en cherchent pas avec conviction. » Dominique Druon, fondatrice d'Aliath, un cabinet de conseil en gouvernance et recrutement d'administrateurs et administratrices. Source : Libération, 27 janvier 2021.
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