McDonald's, exploitation de femmes de ménage, aéroports de Paris... [Revue de presse]
"McDonald's bénéficie depuis des années d’une réduction générale des cotisations sociales patronales dite « réduction Fillon » pour les bas salaires et, bien sûr, du trop fameux Cice, dans des proportions si impressionnantes que McDo a « économisé » entre 290 et 400 millions d’euros sur six ans, l’équivalent de 200 000 à 300 000 euros par restaurant. À quoi a servi cette manne financière ? À augmenter les salaires ? À améliorer les conditions de travail des salariés, sachant que 80 % sont à temps partiel ? Non, juste à baisser le « coût du travail » et à gonfler les bénéfices : plus de 2,3 milliards d’euros entre 2011 et 2019…" Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste. Source : L'Humanité, 27 janvier 2021.
---------------------------------------------------------
« Au départ, on était embauchées seulement pour les fortes périodes touristiques comme Noël ou l’été. On arrivait pour la plupart avec un visa touristique. » Ivana (pseudonyme), femme de ménage ukrainienne. A Paris, onze femmes de ménage ukrainiennes victimes d’«exploitation». Elles auraient travaillé, non déclarées et sous-payées, pour une entreprise de conciergerie. Au cœur du dossier, une patronne accusée de « travail illégal ». Si, à ce stade, les enquêteurs ne lient pas les deux affaires, cette femme est la mère de Yuriy, l’ado tabassé à Paris le 15 janvier. Source : Libération, le 27 janvier 2021.
---------------------------------------------------------
« Nous proposons essentiellement trois mesures. La réduction de 10 % du 13e mois, le gel du 14e mois et une réduction de l’indemnité kilométrique de transport. » Augustin de Romanet, PDG d’ADP . Risque de grève dans les aéroports parisiens de Groupe ADP. La CGT, « prête à faire des efforts » en raison de l’affaissement du trafic passagers, refuse une baisse des rémunérations sans limite de temps. Source : Le Monde, 27 janvier 2021.
---------------------------------------------------------
« Cela signifie, dès le 1er janvier 2022, pour chaque agent de la collectivité, fonctionnaire ou contractuel, l’obligation de travailler l’équivalent d’au moins 8 jours de plus chaque année. » Tract des syndicats Unsa, CGT, UCP, Supap FSU, FO et CFTC de la Ville de Paris. Les agents de la Ville devront-ils travailler huit jours de plus ? D’ici à la fin de l’année, la mairie de Paris doit s’aligner sur le régime légal des 1 607 heures de travail annuel, alors que ses agents travaillent actuellement 1 552 heures. Source : Le Parisien, 27 janvier 2021.
Sens du travail, réforme de l'assurance chômage, CFDT, grèves... [Revue de presse]
"La crise actuelle et ses effets sur l'emploi des jeunes pourraient venir bousculer le rapport au travail de ces derniers et impulser une redéfinition de leurs aspirations individuelles, à l'aube de leur vie professionnelle". Le centre de recherches et d'études sur les qualifications (Céreq). Les jeunes qualifiés qui aspirent à des emplois de qualité pourraient lourdement pâtir des conséquences néfastes de la crise sur le marché du travail, selon une récente enquête du Céreq. Source : La Tribune, 29 janvier 2021.
-------------------------------------------------
« Le gouvernement ne veut pas renoncer à sa réforme mais a compris que ce n’était pas le moment. Il nous dit que la mise en œuvre, ce ne sera pas au 1er avril, c’est certain, mais qu’il faut trouver les indicateurs pour la programmer quand ça ira mieux. » Denis Gravouil, CGT. La réforme de l’assurance-chômage, grand marqueur social du quinquennat d’Emmanuel Macron ? Source : L'Humanité dimanche, 28 janvier 2021 .
-------------------------------------------------
« Il s'agit de faire l'articulation entre la dimension sociale et politique ; entre le local et le national. Un acteur de la démocratie sociale (la CFDT) a quelque chose à dire sur la crise de la représentation démocratique. » Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT. Source : L'Opinion, jeudi 28 janvier 2021.
-------------------------------------------------
« On ne s’est pas mis autour du feu pour le plaisir ! Pourquoi on se radicalise ? Parce que la direction est radicale. Qui va rester ici vingt ans, trente ans ? C’est nous ! » Adrien Cornet, délégué CGT du site Total Grandpuits, où a lieu une grève. Devant les caméras, ou sur les réseaux, il est le seul représentant des salariés, qui ont débrayé depuis le 4 janvier. Source : Le Parisien, 28 janvier 2021.
-------------------------------------------------
« Il faut augmenter nos salaires pour rendre nos emplois plus attractifs. On a déjà du mal à recruter. Ça sera pire maintenant si les rémunérations en Ehpad sont revalorisées. » Angélique Polette, délégué syndical CGT, le syndicat majoritaire à l’Adapei 77. Mardi 26, les personnels médico-sociaux des Adapei du département de Seine-et-Marne ont manifesté face à la multiplication de leurs tâches. Ils réclament une hausse des salaires. Source : Le Parisien, 28 janvier 2021.
Avenir nucléaire, décrets liberticides, assurance chômage et représentativité syndicale [Revue de presse]
"Nous avons confiance en nos centrales. Elles sont modernisées en permanence. Le renouvellement du parc nucléaire est un défi immense, mais il ne faut pas écarter toute possibilité de production à moyen ou long terme simplement parce que le mot nucléaire fait peur. Il y a de nouvelles technologies en développement, entre autres pour remédier aux contraintes liées aux déchets. Le problème, c’est que la France a fait le choix de stopper la recherche sur cette filière-là, contrairement à d’autres pays." Laurent Heredia, CGT. La publication d’une étude se projetant dans un pays sans énergie nucléaire en 2050 fait réagir la CGT, qui estime que ses auteurs font l’impasse sur le besoin d’une production continue. Source : L'Humanité, 29 janvier 2021.
--------------------------------------------------------
"Ces nouveaux décrets sont à l’évidence gravement liberticides. D’abord parce que le caractère à la fois large et imprécis du périmètre du traitement autorisé et le silence total des textes sur les critères justifiant la décision initiale de fichage, prise par l’autorité administrative à l’insu du fiché, permettent de ficher pratiquement à l’infini les citoyens : le seul fait de participer à une manifestation sportive ou en milieu urbain, et avant même qu’elle ne dégénère éventuellement, ne risque-t-il pas d’être considéré comme justifiant le fichage ?" Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse. Selon lui, il faut abroger les décrets autorisant le fichage des opinions politiques et syndicales des citoyens. Les trois décrets du 2 décembre 2020, qui permettent d’élargir le fichage jusqu’aux convictions politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales, sont indignes d’une démocratie, selon lui. Source : Le Monde, 29 janvier 2021.
-----------------------------------------------------------
"Il est donc nécessaire de coordonner l'assurance-chômage avec le système socio-fiscal et les politiques d'emploi qui sont en dernier ressort de la compétence du Parlement, représentant l'ensemble des citoyens. Ces problèmes de coordination étaient quasi inexistants en 1958, lorsqu'il y avait 200.000 chômeurs, contre plus de 3,5 millions aujourd'hui ; lorsque l'ANPE, l'ancêtre de Pôle emploi, n'existait pas et lorsqu'il n'y avait pas de revenu minimum. Mais le monde a changé. Il est temps de s'y adapter !" Pierre Cahuc, professeur à Sciences Po. Assurance-chômage : une gouvernance baroque, selon lui. Source : Les Echos, 29 janvier 2021.
-----------------------------------------------------
"Le syndicalisme ne se porte bien que dans les secteurs où il est déjà bien implanté et où les salariés sont relativement bien protégés, par un contrat ou un statut. Mais il y a une frange de 7 à 8 millions de personnes, salariés de TPE, intérimaires, travailleurs précaires qui sont peu ou pas représentés et pour lesquels le syndicalisme peine à prouver son utilité. C'est un problème majeur." Laurent Escure, secrétaire général de l'Unsa. Source : Le Figaro, 29 janvier.
Fausses offres d'emploi, télétravail exploité, grève de la faim [Revue de presse]
« Elles peuvent servir de base pour radier les privés d’emploi en invoquant le refus de deux offres raisonnables d’emploi (ORE) ou une insuffisance de recherche. Les chômeurs se font donc contrôler sur des offres qui ne respectent même pas les principes du projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). » Pierre Garnodier, secrétaire général de la CGT chômeurs. Chez Pôle emploi, 62% sont hors la loi, dénonce la CGT. La nouvelle étude du syndicat démontre que plus de la moitié des annonces disponibles en ce moment sur le site de Pôle emploi mais aussi sur la plateforme 1 jeune, 1 solution sont non conformes à la loi. Source : L'Humanité du 22/01/2021
--------------------------------------------------------
« Ce n’est pas le cas de tous les télétravailleurs, c’est une moyenne. Mais cette pénalité de revenu est aussi vraie pour les travailleurs industriels mal payés que pour les télétravailleurs qualifiés ». Sergei Soares, responsable d'étude à l'Organisation internationale du travail. Une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée le 13 janvier révèle que les travailleurs à domicile – principalement associés aux télétravailleurs dans les pays à revenu élevé – gagnent moins que ceux qui sont à l’extérieur, avec un écart de 13 % au Royaume-Uni, 22 % aux Etats-Unis, 25 % en Afrique du Sud et près de 50 % en Argentine, en Inde et au Mexique. Source : Le Monde, 21 janvier 2021.
---------------------------------
« Après, on nous dit que nos demandes coûtent trop cher ? On se fout de nous ! Et on sacrifie nos élèves, leur avenir. » Leïla, professeure d’arts plastiques du collège Lucie-Aubrac de Givors (Rhône). En grève de la faim pour leur collège : leur action, entamée le 25 janvier, est sans précédent. À Givors, deux professeurs, soutenus par un collectif, exigent que soient tenues des promesses faites depuis cinq ans. Source : L'Humanité du 29 janvier
Grève à Total, assassinat à Pôle Emploi, SNCF, ANI... [Revue de presse]
« En 1995, [contre le plan de réforme des retraites «Juppé», ndlr], on a gagné car on a réussi à bloquer le fret. Mais, depuis, la SNCF a été démantelée, souffle un cheminot de Sud. Pour paralyser le pays, il ne reste plus que l'énergie : EDF et les raffineries. » Raffinerie de Grandpuits : « Si on gagne, c'est tout le monde qui gagne » Depuis trois semaines, les raffineurs en grève du site Total de Seine-et-Marne contestent la fermeture de leur activité, qui doit être remplacée dès 2024 par une « plateforme zéro pétrole ». Une opération de «greenwashing» et de casse sociale, selon la CGT. Source : Libération, 28 janvier.
----------------------
« Il faut renforcer les conditions d’accueil à Pôle emploi avec des agents titulaires et qualifiés. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas répondre rapidement à tous les chômeurs. » Guillaume Bourdic, représentant de la CGT au CSE central Pôle Emploi. Jeudi matin, un homme a tué une conseillère Pôle emploi dans une agence de Valence, avant d’assassiner la DRH de son ancienne entreprise. Pour l’heure, la police ne privilégie aucune piste. Source : L'Humanité, 29 janvier 2021.
-------------------------
"Avec la pandémie, la SNCF connaît des pertes abyssales qui s’ajoutent à la dette colossale de l’État que supporte l’entreprise publique. De ce point de vue, où en est-on de la reprise par l’État de 35 milliards de sa dette, promise en 2018 ? A fortiori, dans le cadre du « plan de relance » présenté dernièrement par le gouvernement, celui-ci a bien moins aidé la SNCF que d’autres groupes comme Air France et Renault !" Didier Le Reste et Philippe Denolle, membres du bureau de la Convergence nationale rail (CNR). Tribune POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE DE QUALITÉ. Source : L'Humanité, 29 janvier 2021.
---------------------------------------
"Trois accords signés en 2020 entre l’Etat, le patronat et les syndicats illustrent une réalité paradoxale : la crise sanitaire a redonné vie à la négociation entre partenaires sociaux. Analyse. Avec la violence de la crise sanitaire, doublée d’une crise économique d’ampleur inédite, les syndicats sont sur la défensive. Face à l’avalanche de licenciements et de plans sociaux dans les entreprises, ils se retrouvent le dos au mur et cherchent d’abord à limiter la casse." Michel Noblecourt, journaliste. Hôpital, télétravail, santé au travail… comment l’épidémie de Covid-19 a ranimé le dialogue social Source : Le Monde 15 janvier
/image%2F0673712%2FobpichzbtZ8.jpeg)