Conseil municipal du 30 mars : la suite (2). Bars et terrasses...
Le maire évoque la question des tarifs d'occupation du domaine public (bars et terrasses).
(3m10s) Romain Bondonneau intervient. Musée (6m30s). La situation de la dette empire (13m20s). RB distribue des schémas (14m30s). JJP : « Si vous n'êtes pas de mauvaise foi, vous n'y comprenez rien » (17m15s).
Inizan intervient (19m). « Il ne se passe pas grand chose dans le budget » (20m50s). « On n'est pas démagogues et pas incompétents. » (23m30s).
La suite bientôt...
Conseil municipal du 30 mars : la suite (1). Les budgets 2012
La suite des débats en séance du conseil municipal de Sarlat-La Canéda, le 30 mars.
1. Les budgets. Celui du centre culturel.
Interventions du maire Jean-Jacques de Peretti et de Romain Bondonneau (parti socialiste). Le budget du marché couvert. Intervention de Philippe Melot. Vote des budgets. Frédéric Inizan vote contre le budget du Pôle Emploi (7m50s).
JJP : notre plan lumière a une efficacité extraordinaire (9m20s). Le désendettement se confirme (11m20s). Inizan a un gros doute sur les chiffres. JJP compare les taxes ici et celles des autres communes du département (13m). Coulounieix, Saint-Astier, Périgueux, Ribérac. Renforcer les services publics de proximité (CCAS) 16m30s. Conclusion du maire. Les bars (19m45s).
La suite bientôt...
Sarlat-La Canéda. Rapport de la chambre régionale des comptes : le débat en séance du conseil municipal
La réunion du conseil municipal du 30 mars 2012 a notamment eu à son ordre du jour la discussion sur le rapport d'observations de la chambre régionale des comptes.
Introduction du maire UMP (droite) Jean-Jacques de Peretti (JJDP).
1m. Frédéric Inizan (FI) « donneur de leçon », son intervention sur France Bleu Périgord (2m) « un petit délit » (3m30s).
10m. À propos des emprunts dissimulés. 12m15s. Manœuvres. La méchanceté de FI.
13m30s. Stéphane Bussone. 14m40s. Directeur de cabinet.
30m30s. JJDP met l'accent sur les bonnes tendances. « Nous avons fait des investissements quand les autres communes se désendettaient. »
33m30s. 19h, les cloches sonnent.
35m. Question de la dette par habitant. « Mauvaise foi horrible, effroyable » de l'opposition.
36m35s. La chambre régionale des comptes (CRC) porte une vision technique. Elle ne juge pas le bien-être.
37m45s. Ponction sur le budget annexe Eau. JJDP pas d'accord avec ce que dit la CRC.
40m30s. Eau et assainissement. Même prestataire que précédemment a été choisi.
43m45s. Conclusion de JJDP. « J'ai été un peu long. »
Le conseiller PS (gauche) Romain Bondonneau (RB) analyse le rapport (Partie 1).
30s. Jugement contrasté.
L'eau... « Juriste » (1m25s)... JJDP l'interrompt (1m42s). « Si illégal, la CRC aurait déféré la délibération. » (2m30s).
RB. « Mauvais raisonnement » (3m15s).
4m50s. « Les investissements de la commune sont faibles, la pression fiscale est élevée. »
5m35s. À propos des capacités d'autofinancement.
7m. L'endettement est préoccupant.
8m40s. Budgets annexes eau et assainissement. Des « excédents pléthoriques ».
10m25s. « Les factures d'eau sont un impôt déguisé. »
11m30s. JJDP répond.
11m50s. RB : Sur la dette et l'emprunt, la chambre est parfois un peu contradictoire.
12m50s. Sur l'emprunt Dexia. 14m05s. Le choix devait être fait en transparence.
Romain Bondonneau évoque la rémunération du directeur de cabinet.
Surpris de la rémunération de Franck Duval.
16s. JJDP l'interrompt. « Il y a eu des contrôles de légalité ! »
RB : Ne vous fâchez pas !
1m30s. RB contre une centralisation excessive. « On est responsables de l'utilisation de l'argent public. »
2m. JJDP. « C'est le mettre en pâture ! »
2m55s. JJDP. « Je connais des cas ou des situations comme ça dans le département ».
3m25s. JJDP. « Monsieur Duval gagne 4 000 euros par mois pour 70h de travail par semaine. »
Les conseillers PCF (gauche) Annick Le Goff (ALG) et Frédéric Inizan (EELV, gauche) évoquent le rapport.
ALG. « Enfin, d'autres que nous disent les choses. »
3m05s. « Carences de démocratie. »
4m. JJDP interrompt. « Ne soyez pas comme cela... »
4m55s. JJDP répond. « Lors des réunions de la commission Administration et finances, il n'y a jamais personne de l'opposition. »
5m40s. JJDP. « Il y a des formations pour les élus, pour comprendre les budgets, etc. » 6m35s. « Je n'ai pas besoin de cacher ce que l'on fait ! »
7m09s. ALG. « Je ne supporte plus... » « Je fais les formations ! » (8m20s).
8m40s. Début de l'intervention de FI. Article sur la CRC avec F. Delage en 2008.
9m20s. FI : « C'est pénible le mépris que vous portez personnellement pour l'opposition. »
Stigmatisation. 10m18s. FI. « En permanence, vous nous insultez ! »
10m45s. FI. « L'opposition est crédibilisée. Un tiers reprend son argument. Il fait trente pages. »
12m59s. JJDP. « Il a fait l'ENA le rapporteur. » FI. « C'est pour cela qu'il est meilleur. »
13m20s. FI lit des extraits du rapport.
14m. Philippe Melot, maire adjoint (UMP) : « Vous passez d'un paragraphe à l'autre ! »
14m20s. JJDP : « Vous êtes fallacieux ! » Embrouilles. Tout le monde parle.
16m25s. Les impôts sont trop élevés.
16m55s. FI : « L'art de tromper », du maire.
18m. Il cite « L'organe délibérant est privé... »
18m35s. Opposition ou description du rapporteur.
18m55s. FI dénonce « Un emprunt supplémentaire et structuré... à votre insu. »
20m. « Comment est fait le rapport ? »
21m45s. FI : « Quand le maire a une délégation trop large. Il ne rend pas compte à d'autres et peut se tromper ! ».
22m50s. Conclusion de FI : « L'opposition peut dire qu'elle fait bien son travail. » Mais « nous avons des métiers dans le même temps ! »
24m20s. À propos du surclassement de la commune.
Réponse et conclusion du débat, par le maire.
1m15s. À propos de l'emprunt structuré.
1m30s. JJDP : il est difficile d'avoir des conseils de la part des services de l’État. Nous avons pris un cabinet privé pour y voir plus clair.
3m10s. Pour rédiger son rapport, le rapporteur regarde d'abord la presse.
3m45s. Le rôle de la collectivité : donner une perspective d'avenir à une ville.
4m15s. JJDP énumère les services mis en place dans la mairie.
5m. Les cloches sonnent. Il est 20h.
5m10s. JJDP : « Il y a une dynamique extraordinaire à sur la zone d'activité de Vialard ! »
5m30s. FI : « regardez les chiffres du chômage ! ».
6m30s. FI : « Vous ne répondez pas aux questions du rapporteur ! »
8m30s. JJDP : « Nos objectifs. »
8m55s. JJDP : « Entre la comptabilité et la vie, j'ai choisi la vie. »
René Chouet et Vincent Garcia, résistants déportés, rencontrent des collégiens
Jeudi 8 mars 2012, des élèves de troisième du collège La Boétie de Sarlat ont rencontré deux résistants déportés périgourdins, René Chouet et Vincent Garcia, au centre culturel. La réunion était organisée dans le cadre de la préparation du concours national de la résistance et de la déportation, avec l'Association nationale des anciens résistants et amis de la Résistance (Anacr) et la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes.
Nous entendons Pierre Maceron, de l'Anacr, Vincent Garcia et René Chouet, ainsi que les questions des élèves.
Mots-clés pour chaque partie.
Partie 1. Le début de la réunion ne figure pas dans le document sonore. L'intervenant de départ est René Chouet. Puis vient Pierre Maceron et Vincent Garcia, d'origine espagnole.
Vincent Garcia, agent secret. À Cadouin, avec Dutard, futur député communiste. Dénoncé. Gestapo. Nessmann, Sarlat. Tortures, Limoges. Compiègne, « la gare de triage ». Buchenwald, 18 mois. La Résistance dans le camp. La libération.
Partie 2. Professeurs Mas, Fournier remerciés par Pierre Maceron. René Chouet. Grand-père, petits-enfants, bonheur d'être grand-père. J'avais votre âge quand je résistais.
Etiez-vous au STO ? Pierre Maceron explique le STO en Sarladais.
Qui vous a dénoncé ? Quantité de gens dénoncent des résistants. La Poste de Sarlat. La Kommandantur, place de la Petite-Rigaudie.
Partie 3. Comment vivre dans les camps ? Vincent Garcia décrit une journée ordinaire. Buchenwald, l'appel à 5 heures. Le vol de la nourriture. Le froid. Dormir à trois dans un même lit pour se tenir chaud.
Partie 4. Vincent Garcia répond à la question : « Pouvait-on s'enfuir ? »
Rene Chouet évoque Mauthausen, situé en Autriche, un pays aux sympathies fascistes toujours présentes.
Partie 5. Y avait-il des résistants plus jeunes ? René évoque Guy Moquet, repris traîtreusement par le président de la République.
Pierre Maceron parle des jeunes résistants du collège La Boétie. Comment résister à la vie dans les camps ?, demande Justine. Le but des camps était de nous transformer en bêtes humaines. La finalité était de nous briser. Que faire ? Sauver le maximum de copains. Libérer la France. Les kapos tueurs, issus de la lie de la société allemande. Kapos tueurs remplacés par des kapos résistants. Solidarité. Surtout, ne jamais perdre espoir. Je rêve encore d'une société fraternelle. Il faut croire en l'avenir, ne jamais désespérer. J'étais considéré comme un communiste sans l'être. J'étais intégré à un trio, en compagnie d'un mineur du Nord, envoyé en camp après la grève de 1941. Je pesais 40 kg. Ne pas se laisser entraîner. Contre les discriminations, bâtir un beau monde.
Partie 6. Comment avez-vous libérer le camp ? Vincent Garcia. L'organisation clandestine organisait la solidarité mais aussi l'espionnage. Elle s'est transformée en armée secrète. Les jeunes tenaient mieux. Les personnes plus âgées qui étaient arrivées là par hasard étaient démoralisées et tombaient comme des mouches. Le souterrain. Le block 40. Marcel Paul. Arbeit statistik, Jorge Semprun. Libération de Buchenwald. Weimar. Armée américaine.
Comment vous reconnaissiez-vous entre Résistants ? Les triangles verts et rouges. Les triangles verts nous martyrisaient.
Quelle est la première chose que vous avez faite en sortant des camps ? René Chouet, Mauthausen. Organisation de résistance. Les gens pesaient 40 kg. Ils étaient épuisés. La fuite des SS. J'avais la dysenterie, j'étais prêt de mourir. En camp, sans médicaments, quand vous étiez malades, vous étiez morts. Manger de la tourbe et du charbon de bois. J'avais espoir de revoir ma mère et la France.
Partie 7. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ? (Pierre) Vincent Garcia. Tout vous marque. Quand vous arrivez. Des SS avec des chiens. Le four crématoire.
Avez-vous jamais perdu l'espoir d'être libéré ? (Aubin). René Chouet. Non jamais. Aujourd'hui, l'état de la France est critique. Mais je sais que vous aurez la force de créer un monde meilleur. Le prêtre de Saint-Junien. Les gars qui tenaient, ceux qui avaient la foi : ceux qui ce sont le plus sauvés. Jésus Christ, le premier communiste, lutte contre les marchands du temple. Pierre Maceron lit deux poèmes. Un de Gisèle Guillemot, résistante normande de 22 ans. Écoute maman. Autre poème, celui d'Anne-Marie Vian, morte à Ravensbruck en février 1945 « Mon ami ».
Commettiez-vous des sabotages ? René Chouet. Dans une mine. Hausse des cadences.
Combien étiez-vous par baraquement ? « La paix et les droits sociaux dont nous jouissons sont aujourd'hui menacés. » Le fascisme de retour.
Applaudissements. Remerciements. Le chant des marais.
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