« Je suis passé d’une peur panique du virus, de me dire que je pouvais mourir, à une sorte d’acceptation où tout perd de son sens, jusqu’à sa propre famille qu’on ne peut plus approcher, qu’on ne doit plus embrasser. » Lionel, 40 ans, danseur. Le reconfinement attendra (un peu). La nouvelle aurait pu nous redonner du baume au cœur. Mais le mal est fait et l’incertitude plane. De confinements en couvre-feux, la crise semble sans fin, pesant de plus en plus sur le moral des Français. Source : L'Humanité, 1er février 2021.
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"Car si les entreprises tournent, c’est parce que les travailleurs y sont investis. Ils investissent leur personne, leur intelligence, leurs émotions et jusqu’à leur santé morale et physique. En période de pandémie, nous l’avons tous et toutes constaté, certains y ont même investi leur vie. Et pourtant, ils sont tenus à l’écart du gouvernement des organisations qu’ils constituent." Isabelle Ferreras, professeure de sociologie et coautrice du Manifeste Travail. Pour répondre aux crises économique, sociale et écologique qui étouffent nos sociétés, les travailleurs doivent participer au gouvernement des entreprises. Source : magazine Basta, 27 janvier 2021.
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« La ligne d’épluchage oignons-échalottes [le groupe Cheritel commercialise des légumes prêts à cuire] ne fonctionne qu’avec des Bulgares. Aucun français ne supporte ce poste. Ils restent une demi-heure. Ils vomissent. Parce que c’est de l’oignon et il n’y a que des masques en papier, pas de lunettes. Vous imaginez éplucher des oignons toute la journée ? Donc il a fait appel à des intérimaires bulgares, qui travaillent très bien et ne se plaignent pas. » Anciens salariés de Cheritel. Cheritel, un important grossiste de fruits et légumes, a été jugé et condamné fin 2018 pour avoir violé durant plusieurs années, via une société bulgare, les droits de salariés étrangers. L’entreprise s’est encore illustrée dans un autre domaine : les services de l’État l’ont prise en flagrant délit de « francisation » de tomates, en réalité achetées à bas coût dans d’autres pays. Des affaires qui illustrent les pratiques parfois peu reluisantes de l’agro-industrie, au sein de laquelle les marges se gagnent autant sur le travail que sur l’environnement. Source : Basta, 26 mars 2019.
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