Dans l'opacité régnante - « politique », financière, policière-, on entend dire depuis longtemps que seule la transparence permet le jeu démocratique. Le juriste Jean-Jacques Dupeyroux ironisait déjà sur la notion il y a plus de dix ans, à l'occasion d'une loi sur le patrimoine et les enjeux des parlementaires (« Bon appétit, messieurs », Le Monde du 28 octobre 1992 : « Et c'est finalement un texte bidon qui n'impose plus aucune transparence de quoi que ce soit qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée, à la sauvette et -fait extraordinaire – à main levée »). Désormais, on voir la « transparence » confiée aux renseignements généraux : « Dès mon arrivée au ministère [de l'Intérieur], j'ai demandé à avoir une photographie la plus précise possible de la situation de l'islam en France. Car sans ce travail de transparence, c'est la peur qui l'emporte » (DD Villepin, entretien accordé au Parisien, 07 12 2004).
Eric Hazan LQR La propagande du quotidien 2006 pp. 44 45
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