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Impressons - Sarlat - Périgord Noir - Dordogne

Sarlat Périgord Noir Dordogne : textes, photos, vidéos, sons... Guillem Boyer

Comment améliorer les recettes des communes ? L'idée d'un artiste...

Article paru dans L'Essor Sarladais en novembre 2011

La solution d’un artiste pour améliorer les finances locales

Arno Fabre a passé deux années très politiques de résidence à Sarlat

Si Arno Fabre reste trop longtemps assis, il va se faire piquer les fesses

Si Arno Fabre reste trop longtemps assis, il va se faire piquer les fesses

Etre assis, se faire piquer les fesses au bout de trois minutes. Et payer pour cela. C’est possible au Centre culturel... jusqu’en janvier (une astuce : la pièce insérée tombe sous le banc...).

 

“ Accueilli en résidence à Sarlat en 2009 et 2010 dans le cadre des Résidences de l’Art en Dordogne, Arno Fabre a réalisé deux projets insolites. ” C’est le communiqué du service du patrimoine de la mairie qui le dit. En 2010, il y eut d’abord “ la Chambre d’étienne ”. En quelques jours, sur les murs d’une pièce à l’intérieur de la Maison de La Boétie, l’artiste aux poignets d’acier a recopié le texte intégral du “ Discours de la servitude volontaire ” rédigé par l’ami de Michel de Montaigne.

 

Deux vidéos, disponibles sur le site Web de l’artiste toulousain rappellent l’esprit de cette première œuvre. Une enquête, auprès des touristes et des Sarladais, l’a accompagnée. “ J’ai questionné sur le tourisme, la gastronomie, le patrimoine, La Boétie, les Honneurs aux patrons... ” Sarlat est-il une ville patrimoniale ou une galerie marchande ? L’artiste a demandé. Finalement, ce qui ressort, selon lui, c’est que “ les façades sont un faire-valoir de la gastronomie ”.

 

Un potentiel de 400 000 euros de recettes annuelles.

Puis il y a eu le banc d’utilité publique (BUP). Dans les villes, il y a souvent des désœuvrés, chômeurs, clochards, qui passent leurs journées à discuter et à effrayer les passants pressés. Les élus se sont attaqués à ce fléau. Ils ont transformé le mobilier urbain, afin que ces paresseux ne puissent plus rester assis ! Les exemples sont légion. Arno Fabre a souvenir des assis-debout de sa bonne vieille ville de Toulouse, qui rendent impossible toute relaxation. “ Il y a les bancs publics avec de gros accoudoirs au milieu qui empêchent de s’allonger. Il y a aussi les picots métalliques disposés sur les appuis de fenêtres, notamment celles des établissements bancaires. ” Arno Fabre a cru remarquer une contradiction : “ On prône la mixité sociale, la douceur de vivre... Mais on empêche les gens de s’asseoir, de se rencontrer. J’ai fait une réponse ironique face à ce dilemme. ”

 

Cette réponse, c’est le BUP. Pour l’occasion, l’artiste s’est mué en expert économique : son banc est utile, rentable. Une nouvelle manne fiscale ? Intéressant en cette période où le remboursement de la dette est le credo numéro un ! On insère une pièce de 1 euro. Les picots métalliques se rétractent. Trois minutes de bonheur... de repos ! Puis l’alarme sonne. Il est temps de payer à nouveau. Sinon, gare aux blessures sur l’arrière-train. Circulez !

 

Calculons. Si, chaque heure, 15 personnes fréquentent chaque place du BUP (il en compte 3), nous obtenons 45 personnes à l’heure, soit 1 080 fessiers en vingt-quatre heures... Ce qui fait 1 080 euros de recettes quotidiennes ! Soit près de 400 000 euros par an ! Nul doute que des élus seront tentés... Quant à Arno Fabre, il semble plutôt choqué. Mais propose tout de même des tarifs réduits pour les femmes enceintes et les poètes reconnus.

 

Le BUP a piqué ses premières fesses début novembre, au moment de son inauguration au lycée Pré-de-Cordy. Il est désormais testable au centre culturel de Sarlat jusqu’au 15 janvier, du lundi au vendredi (sauf les jours fériés) de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, et à partir de 20 h les soirs de spectacle. Sur réservation pour les groupes. Entrée libre.

“ La Chambre d’étienne ”, place du Peyrou, est visible sur rendez-vous, du lundi au vendredi. Tél. 05 53 29 82 98.

GB

Comment améliorer les recettes des communes ? L'idée d'un artiste...

Sans eux, pas de BUP

Le banc d’utilité publique (BUP) veut étonner, éveiller les esprits. Mais il est tout de même fait de matière : plus précisément de bois et de métal (aluminium). Il a été créé avec le concours d’étudiants du lycée professionnel (LEP) Pré-de-Cordy, dirigés par l’encadrement administratif et pédagogique. Les élèves du LEP section menuiserie ont réalisé la partie bois. Ceux du BTS conception et réalisation de systèmes automatisés ont fabriqué le système mécanique. Les lycéens en Bac pro technicien d’usinage ont conçu les picots en métal.

La Bible

Voici un des projets d’Arno Fabre. Il travaille sur les traductions des versets de la Bible. Suivant la traduction, il s’est aperçu que le sens du texte divin est modifié. Par exemple, selon qu’ils sont protestants ou catholiques, les traducteurs ne choisissent pas les mêmes termes, ni la même construction.

Il va composer des poèmes à partir de tout cela.

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