Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Impressons - Sarlat - Périgord Noir - Dordogne

Sarlat Périgord Noir Dordogne : textes, photos, vidéos, sons... Guillem Boyer

Retour sur l'info : Une maternité à taille humaine

Karine Dupas (en vert) dans le bureau des sages-femmes de la maternité avec ses collègues 	(Photo GB)

Karine Dupas (en vert) dans le bureau des sages-femmes de la maternité avec ses collègues (Photo GB)

Paru dans L'Essor Sarladais en juin 2011.

Une maternité à taille humaine

“ En 2003, la maternité du centre hospitalier (CH) de Sarlat était menacée de fermeture, explique le directeur Christophe Marillesse. La faute à un nombre d’accouchements insuffisants, en-dessous du seuil de 250 par an. ” Mais, parfois, le malheur des uns fait le bonheur des autres. La fermeture de la maternité de Gourdon, dans le Lot, fut décidée en 2004. Certaines mamans du nord et de l’ouest de ce département viennent désormais à Sarlat pour mettre au monde leurs enfants. D’où une augmentation significative, de 18 %, du nombre d’accouchements dans la maternité du centre hospitalier Jean-Leclaire.

 

En 2010, 446 accouchements ont été effectués. En 2011, la maternité est sur les mêmes bases, puisque 182 accouchements ont eu lieu sur les cinq premiers mois de l’année, contre 179 en 2010.

 

En 2009, il y avait eu seulement 384 accouchements. “ L’activité est fluctuante, confie le directeur. Il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte. A long terme, le dynamisme économique d’une région est important. ” Mais ce n’est pas ce qui a joué dans la baisse de la natalité en 2009. “ Cette baisse était démographiquement en rapport avec la baisse de la natalité en France ”, précise Karine Dupas, sage-femme responsable du service.

 

Papas plus impliqués.

Selon Christophe Marillesse, un des atouts de la maternité de Sarlat est son fort taux d’encadrement. “ Nous avons en moyenne deux naissances par jour. Cela laisse du temps pour chaque bébé ”, se réjouit-il. Ce qui permet un suivi très apprécié avant et après l’accouchement. “ Il faut que la patiente garde un bon souvenir de son passage ici ”, souligne Karine Dupas. La sage-femme met en avant l’ambiance familiale qui règne au sein du personnel. Selon elle, elle se répercute dans la qualité de l’accueil.

 

Afin d’aider les mamans à gérer leur stress à l’approche de l’accouchement, un médecin homéopathe fait des consultations auprès de celles qui le désirent. Après l’accouchement, un accompagnement à l’allaitement maternel est mis en place. “ Nous sommes dans l’esprit du label Amis des Bébés, promu par l’Unicef, décrit Karine Dupas. Il présuppose 75 % de mamans choisissant l’allaitement maternel. Ici, nous sommes autour de 70 %. ” Dans les cinq jours avant la sortie de la maternité sont aussi proposés des massages relationnels du bébé, des ateliers de portage, un accompagnement psychologique pour les parents. Un ostéopathe intervient aussi à la demande. Il peut permettre de supprimer certaines douleurs liées à l’accouchement pour le bébé, notamment au niveau du crâne.

 

Karine Dupas insiste aussi sur le rôle du père. “ Les papas sont plus présents désormais. Ils participent aux premiers soins du bébé. Il y a une séance spécifique pour eux pendant la préparation à l’accouchement. ”

Guillem Boyer

Chiffres

75 % de péridurales ; La maternité emploie 31 personnes équivalent temps plein (ETP), dont 11 ETP de sages-femmes, une dizaine d’aides-soignantes, sous la direction de trois praticiens hospitaliers, avec anesthésiste et pédiatre en plus.

Niveaux 1, 2, 3

Maternité de niveau 1, on ne procède à Sarlat qu’aux accouchements des grossesses supposées normales. Les accouchements difficiles sont dirigés vers les hôpitaux de Périgueux (niveau 2, il possède un service de néo-natologie) voire Bordeaux (niveau 3, avec un service d’urgence pédiatrique) pour certains cas compliqués.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article