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Impressons - Sarlat - Périgord Noir - Dordogne

Sarlat Périgord Noir Dordogne : textes, photos, vidéos, sons... Guillem Boyer

Retour sur l'info : Problèmes de mobilité et de précarité pour les jeunes

On reconnait Bernard Musset, sous-préfet, Jean-Jacques de Peretti, Anne Guibert et Jeanne Rouanne, adjointe au maire.

On reconnait Bernard Musset, sous-préfet, Jean-Jacques de Peretti, Anne Guibert et Jeanne Rouanne, adjointe au maire.

Paru dans L'Essor Sarladais en mai 2011.

 

Un jeune qui cherche un travail n’a souvent que de faibles revenus, voire pas de revenus du tout. De nos jours, les emplois proposés exigent fréquemment un véhicule. Or, sans revenus, il est difficile de se payer le permis de conduire... Sans parler de la voiture. Dans ce cadre, comment trouver un travail ? C’est un cercle vicieux dans lequel sont enfermés des centaines de jeunes en Périgord Noir.

 

Lors de l’assemblée générale de la Mission locale du Périgord Noir (MLPN), vendredi 20 mai, le président de l’association, Jean-Jacques de Peretti, a souligné ce fait. “ C’est un des points les plus ennuyeux à gérer. ” En 2009, la MLPN fut à l’initiative du projet Cent permis pour cent jeunes en Dordogne. Ce projet “ marche bien ”, selon le maire de Sarlat. Il a permis à trente-deux personnes du Périgord Noir d’être aidées pour passer le permis de conduire. Au final, six d’entre eux l’ont obtenu. Vingt-trois sont toujours en cours de formation.

 

Permis B.

De plus, une vingtaine de cyclomoteurs sont disponibles dans les différents points d’accueil de la MLPN. Trente-trois contrats de location, d’une durée moyenne de sept semaines, ont été signés entre la Mission locale et des personnes suivies. “ Nous essayons de résoudre les problèmes de manière pragmatique ”, a déclaré Jean-Jacques de Peretti, prenant l’exemple de cette initiative.

 

Mais concernant cette mobilité, tout n’est pas réglé, loin s’en faut. En 2010, près de cinq-cents personnes suivies par la MLPN n’avaient aucun moyen de locomotion. Seul 1 jeune sur 2 disposait du permis B.

 

Et ce n’est pas le seul problème rencontré par les personnes suivies. A quoi sert en effet d’avoir une voiture... s’il n’y a pas de travail ? Certes, la hausse du nombre d’emplois proposés aux personnes suivies par la MLPN est de 5 % entre 2009 et 2010. Mais elle fait suite à une baisse de 11,8 % entre 2008 et 2009.

 

L’accès à l’emploi demeure la première préoccupation des jeunes gens qui franchissent les portes de la Maison de l’emploi de Sarlat ou des points relais. Loin devant le projet professionnel ou la formation. à propos de l’emploi, le président de la MLPN a déclaré : “ Il y a une reprise en ce moment. Les recrutements interviennent plus tôt que d’habitude. Les employeurs ont peut-être anticipé parce qu’il y a plus de réservations, de demandes. ”

 

En 2010, la Mission locale a proposé 304 formations, 103 contrats en alternance et 834 emplois. Ces derniers se situent, pour la plupart, dans les secteurs des services à la personne et à la collectivité (20,4 %), de l’hôtellerie-restauration, du tourisme, des loisirs et de l’animation (19,69 %), du commerce, de la vente et de la grande distribution (17,56 %) et de l’industrie (10,91 %).

 

Ces emplois sont très largement précaires. En effet, il s’agissait de 250 CDD, 221 CDD saisonniers, 95 CDD intérim, 73 CDD à temps partiel... et seulement 58 CDI (dont 18 à temps partiel). A ce sujet, Jean-Jacques de Peretti n’a pu que constater que “ la Mission locale ne crée pas les emplois ”.

GB

1 572 jeunes suivis

La Mission locale du Périgord Noir a été créée en 2003. Elle a pour mission d’accueillir des personnes âgées de 16 à 25 ans dans le but de les aider à organiser leur vie, sur tous les plans (emploi, formation, santé, logement). Elle fait partie du service public de l’emploi, ce qui implique un partenariat avec Pôle emploi pour le suivi des chômeurs âgés de 16 à 25 ans.

 

La MLPN intervient sur 146 communes du Périgord Noir, de Terrasson à Sarlat. En 2010, 174 permanences dans les chefs-lieux de canton ont été réalisées, sans compter les points d’accueil à Sarlat et Terrasson. Douze personnes travaillent au sein de l’association dont la directrice est, depuis 2000, Anne Guibert.

 

La Mission locale a disposé d’un budget de 521 000 € en 2010. Les subventions viennent de l’état (244 559 €), du conseil régional (109 980 €), des communautés de communes (80 597 €), du conseil général (31 000 €), du Pôle emploi (38 410 €), entre autres.

 

En 2010, la MLPN a suivi 1 572 jeunes entre 16 et 25 ans, sur les 6 780 présents sur le territoire, soit 23 % de cette tranche d’âge. Si l’on resserre aux jeunes actifs de 16-25 ans, ce sont plus de 40 % d’entre eux qui ont été reçus.

 

32 % des personnes suivies ont été reçus à Sarlat, 23 % à Terrasson, 8 % à Montignac et 5 % à Belvès, Carlux et Saint-Cyprien. La majorité ont entre 18 et 21 ans. 42 % sont titulaires d’un BEP ou d’un CAP, 26 % d’un niveau IV (bac ou brevet professionnel).

 

Les femmes sont plus nom-breuses à être suivies : 54,4 %. Mais leur part diminue d’année en année.

 

La MLPN accueille de plus en plus de monde. L’an dernier, elle a ainsi reçu 680 personnes en premier accueil, soit 13 personnes de plus qu’en 2009.

GB

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