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Impressons - Sarlat - Périgord Noir - Dordogne

Sarlat Périgord Noir Dordogne : textes, photos, vidéos, sons... Guillem Boyer

Retour sur l'info : Francis Landat : ” Nous manquons de noix “

Paru en juin 2011 dans L'Essor Sarladais.

Francis Landat : ” Nous manquons de noix “

Jeudi 9 juin s’est tenue la traditionnelle Journée de la noix, à Cénac-et-Saint-Julien. Sur le site d’une des deux usines de la Coop Cerno, les producteurs ont pu rencontrer des professionnels qui exposaient du matériel spécifique à la production de noix. De l’information technique était aussi dispensée par les techniciens de la coopérative bien sûr, mais aussi par l’Inra, la Station expérimentale de Creysse (Lot), la chambre d’agriculture. à midi, un grand repas a réuni plus de trois cents personnes, dont le député Germinal Peiro.


Francis Landat est producteur de noix à Beaumont-du-Périgord depuis 1991. Président de la Coop Cerno depuis 2005, il évoque pour notre journal cette édition 2011 ainsi que la situation de la nuciculture (production de noix).


Aujourd’hui, où en est le marché de la noix ?
Francis Landat : Il faut dével-opper la production car nous manquons de produits. Que ce soit en noix en coque ou en cerneaux. Nous sommes donc obligés d’acheter des noix en France ou à l’étranger, au Chili, aux Etats-Unis ou en Moldavie, par exemple. De plus, le prix du produit augmente chaque année.


Quelles sont les raisons de cette bonne conjoncture ?
FL : C’est un produit très demandé. Il se vend bien. Peut-être parce qu’il est sain et recommandé par la médecine. Même quand on ne produit pas en agriculture biologique, il y a très peu d’intrants : seulement deux à trois traitements par an par exemple.


Conseilleriez-vous aux agriculteurs qui ne l’ont pas encore fait d’ouvrir un atelier noix sur leur exploitation ?
FL : Pourquoi pas ? Nous sommes une région qui est historiquement productrice de tabac. Aujourd’hui, cette production est en grande difficulté. Celle de la noix a plutôt le vent en poupe. Par contre, je conseille aux jeunes agriculteurs qui veulent s’y mettre de le faire rapidement. Car il faut tout de même du temps pour se dégager un revenu. Et cela même si, de nos jours, de nouvelles variétés de noix, notamment venues des Etats-Unis, ont une croissance plus rapide que notre variété principale, la franquette.


Au moment où l’élevage ou le tabac sont dans la difficulté, la production de noix est dans une situation différente...
FL : Les conditions climatiques, le Gouvernement, tout semble être contre l’élevage... La majorité de nos adhérents ont plusieurs ateliers sur leurs exploitations. Mais nous remarquons que de plus en plus de nuciculteurs se concentrent sur cette production.


La production de noix s’est beaucoup mécanisée. Dans le passé, pour traiter vingt hectares de noyers, à la main, il fallait vingt personnes pendant un mois ! Aujourd’hui, sur son exploitation, grâce au matériel mécanique, mon fils traite seul les vingt hectares de noyers... La production est beaucoup plus confortable.


Que pensez-vous de cette édition de la Journée de la noix ?
FL : C’est notre 18e édition. Au départ nous la faisions chaque année. Maintenant c’est tous les deux ans. En terme d’affluence, c’est une de nos plus grosses journées. Nous avions plus de trois cents personnes au repas. Et six cents personnes sont attendues sur la journée. Le temps, un petit peu pluvieux ces derniers jours, est peut-être pour quelque chose dans cette réussite...
Propos recueillis par Guillem Boyer

La Coop Cerno
Fondée en 1983, la coopérative Coop Cerno compte aujourd’hui 500 adhérents qui détiennent 2 300 ha de vergers, dont 300 en bio (et 300 en conversion). Près de 400 adhérents se trouvent dans le Sarladais. D’autres se trouvent dans le Lot, en Charente, en Gironde et dans le Lot-et-Garonne.
Les deux entités de la Coop Cerno sont la coopérative d’une part, Cerno SAS, d’autre part. La première achète les noix des adhérents. La seconde vend les fruits aux industriels, aux boulangers, aux huileries. En tout, Coop Cerno emploie 30 salariés. Les deux tiers travaillent dans les deux usines de tri et de conditionnement de la coopérative. L’une, destinée aux cerneaux de noix, est située à Cénac, près du siège. L’autre, où a eu lieu la Journée de la noix, se trouve ZA de Pech-Mercier et traite les noix en coque.
La production a été de 2 600 tonnes en 2009 et 2 400 en 2010. “ Si cette année la sécheresse n’est pas trop marquée, nous pourrions en avoir 2 800. Pour le moment, ce n’est pas catastrophique pour la nuciculture, précise Thierry Ginibre, reponsable technique de la coopérative. Nous avons une belle floraison, mais de petites noix. ”
Thierry Ginibre confirme les propos du président de la coopérative : “ La tendance est à la hausse de l’activité noix dans les exploitations. ”
GB

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